CHAPITRE SKPnÈME l
infirmité, les vieillards hors d'état de se procurer aucune subsistance, et les gens qui peuvent encore p^^urvoir en partie à leurs besoins. Ils les encourageront au travail ou à la résignation et sans leur assurer des secours, ils leur en feront espérer, si, dans les informations que le district se propose de prendre, on acquiert des notes favorables sur leur vie et mœurs, sur la peine qu'ils se donnent pour vivre eux et leur famille, et sur leur attention à élever leurs enfants dans l'amour de la Patrie et dans des sentiments de religion et de probité.
XI. — Chacun des membres du Comité engagera sa parole d'honneur de ne révéler, de quelque manière que ce puisse être, les noms des pauvres honteux, ni les secours qui leur seront donnés. . .
XVIir. — Les Commissaires de bienfaisance inviteront, chacun dans son département, les propriétaires et principaux locataires à remettre à la Caisse de bienfaisance, la somme qu'ils ont coutume de payer chaque mois pour balayer devant leur porte et terrains adjacents. Le Comité se chaînera de leur balayage et il y emploiera les ouvriers sans ouvrage, les femmes et autres personnes en état de travailler. . . .
Les personnes qui auraient des motifs secrets pour ne point paraître au bureau de bienfaisance, pourront s'adresser, de vive voix ou par écrit, k M. le Président du District ou aux Commissaires du département où ils habitent et leur découvrir leurs besoins. )>
On cherchera à éviter les doubles emplois :
« XXI. — On ne peut se flatter que les sommes que produiront les contributions volontaires seront suffisantes pour procurer à tous les pauvres du district les soulagements dont chacun d'eux aura besoin ; il est donc essentiel de prendre des informations exactes sur ceux d'entre eux qui reçoivent déjà des aumônes de quelque manière que ce soit, afin de ménager des ressources dont le Comité pourra disposer et de ne point cumuler les secours sur les mêmes individus» Pour parvenir à cette connaissance, MM. les Commissaires, lorsqu'ils auront pu dresser un état des pauvres de leurs départements respectifs, le communiqueront à M. le Curé de Saint-Sulpice et aux personnes qui distribuent des charités particulières dans la paroisse. »
Les premiers secours seront accordés aux malades, mais à
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condition qu'ils présentent « un certificat de Monsieur le Curé qui attestera qu'il ne leifr en est pas accordé par la paroisse ».
« XXYI. — MM. Panlle et Maurisse, chirui^ens, et M. Bertaud, chirurgien-major du bataillon, tous les trois Commissaires de bienfaisance, ont été invités par le Comité à donner gratuitement leurs soins aux pauvres malades du district, sans distinction de département. Chacun d'eux s'est empressé d'adhérer à cette proposition et ils se sont obligés à faire au Comité, le plus promptement possible, le rapport des malades pour lesquels ils seront mandés. Toutes les fois qu'ils ne se rendront pas au Comité à l'heure indiquée, comme il est dit à l'article IV, et qu'ils déclareront avoir été retenus pour cause de leurs fonctions, auprès des pauvres du District, ils seront dispensés de payer l'amende prononcée par ledit article IV.
Le Comité se propose d'inviter M. de Machy, apothicaire, de fournir les drogues nécessaires pour les pauvres malades, au meilleur marché possible, sur l'ordonnance de celui de MM. les chirurgiens ci-dessus qui prendra soin de ces malades. Le paiement des drogues sera fait à M. de Machy à la fin de chaque mois sur son mémoire, vérifié et arrêté par le Comité.
XXVII. — Le Comité choisira un boucher et un boulanger qui fourniront la viande et le pain aux pauvres sur un ordre du Comité, lequel sera signé par trois membres au moins, et tous les mois, le montant de la viande et du pain sera payé sur des mémoires vérifiés et arrêtés par le Comité. Il en sera de même pour les objets qui seront fournis en nature aux pauvres. »
Cette longue analyse montre le soin apporté par ces novices à Taménageinent des ressources de la bienfaisance. Quel souci de conserver le secret aux « pauvres honteux », d'éviter la dispersion et Témiettement des secours, de ne refuser aucune collaboration ! L'esprit de 89 est en eux, j'entends les idées de tolérance et de fraternité. Certains districts inaugurent des formes nouvelles d'assistance. Celui des Capucins Saint-Honoré complète l'assistance par le travail à domicile en organisant des prêts d'honneur sous forme d'avance aux petits marchands ambulants. Il faut « entretenir les pauvres dans la sage habitude de tenir leur subsistance de leur travail, ce qui empêche qu'ils ne s'abandonnent à la noncha-