CHAPITRE SEPTIÈME
sa protection sur tous les déshérités, quels que soient leur âge, leur sexe, les tares physiques ou morales qui font d'eux les invalides de la vie. Elle s'inspire, suivant le mot de Gondorcet, « d'une compassion tendre et active pour tous les maux qui affligent l'espèce humaine ».
L'assistance cesse d'être un don du riche pour devenir une obligation sociale, fraternelle, universelle et humaine. — Et, dans le détail, que de vues justes pour corriger les abus des hôpitaux, pour organiser les secours à domicile, pour placer le secours approprié à la portée des enfants, des femmes, des vieillards, des sans-travail !
Tant d'efforts ne peuvent nous laisser indifférents ; malgré leurs fautes, le's hommes de la Révolution, ici comme ailleurs, ont droit à la gratitude de leurs descendants, car, si, au milieu de ces années terribles, ils ont voulu une nation grande et libre, ils ont rêvé aussi une France nouvelle délivrée du cauchemar de la misère.