Arch, ParL, t. XL, p
ùù l'assistance de 1791 A 1795
*2o ouvriers, « ci-devant employés à la Ferme du tabac ^ », qui avait été supprimée.
Cambon et Delacroix défendent courageusement les finances publiques. « Il est essentiel, dit Cambon, que les riches payent leurs contributions pour que nous puissions
soulager les pauvres ' Nous ne sommes point dans le cas
de prêter de l'argent à toutes les municipalités, puisque nous avons restreint la quotité de nos paiements ». « On regarderait, dit Delacroix, le Trésor Public comme une banque de prêts, dans laquelle chaque ville viendrait puiser ' ».
Malgré Cambon, malgré Delacroix, l'Assemblée écoute rarement les conseils de la prudence. Elle vote les subsides demandés, par humanité. « Elle les vote sous l'impulsion, dit Maigret, du cri impérieux de la Justice * ». Elle les vote aussi pour faire aimer la Révolution et la montrer pitoyable aux malheureux. Aussi l'addition est grosse. Il est difficile de séparer budgétairement la (Constituante et la Législative, les crédits votés par la première chevauchant souvent sur les crédits touchés l'année suivante. D'après Roland, on avait distribué en 1791 et 1792 neuf millions, pour les hôpitaux. Sur ces neuf millions, Paris prit 4*670.000 livres dont 3.640.000 pour l'Hôpital général et le reste pour l'Hôtel- Dieu *. Quarante et une villes bénéficièrent du reste; Lyon pour 1. 118. 000 livres, Nantes pour 126.000 livres. Rennes pour 140.000 livres. Et l'on sait combien ces crédits furent insuffisants, à raison de la suppression des dîmes et des octrois.
1. At'ch. Pari., t. XXXVUl, p. 5i3. — Tuetey, Répertoire, t. IV, p. 497.