‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 34 sur 132 · CHAPITRES DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRES DEUXIÈME

recueille « les hôpitaux civils, les établissements de charité, la répression de la mendicité et de vagabondage, les secours civils, les sourds-muets, les aveugles et les hospices civils de Paris. » Le premier titulaire, Benezech, est nommé par le Directoire le 12 brumaire an IV (3 novembre 1795).

Il est difficile de présenter une étude d'ensemble sur Fœuvre d'assistance pcmrsuivie soit par les Comités soit par la Convention. Quelque enchevêtrées qu'aient été surtout jusqu'au 9 thermidor leurs attributions, il est nécessaire d'examiner successivement leurs travaux, en montrant par où ils se touchent et par quoi ils se distinguent.

Depuis sa formation jusqu'au 7 fructidor an II, le Comité de Salut public travaille tantôt seul, tantôt avec le Comité de Sûreté générale, tantôt avec celui des Secours publics. Tantôt il prépare des décrets, tantôt il prend des arrêtés exécutoires \ Ces arrêtés ont rarement une portée générale, sauf celui sur les mendiants, du 5 prairial an II (24 mai 1794) ', et quelques autres sur les pensions en faveur des familles des combattants, des Suisses, des militaires ou marins morts au service, pensions proportionnées à l'âge et au nombre des enfants survivants. Le plus souvent il s'agit de secours individuels donnés à ceux qui défendent le sol de la République. Plus encore que sous la Législative, l'idée d'humanité se confond avec le souci de récompenser les braves

1. Le recueil de ses arrêtés, publié par M. Aulard, va actuellement jusqu'au 4* jour des sans-culottides an H (ao septembre i794)-

2, I* Les mendiants infirmes, hors d'état de travailler, recevront i5 sols par jour, aS sols quand ils seront mariés, 5 sols par enfant de moins de la ans ou infirme. 2<* Les mendiants infirmes susceptibles de travailler recevront les 2/3 des secours. 3° « Au moyen de ces secours, il ne pourra plus y avoir d'infirmes mendiant dans les rues de Paris et ceux qui seront trouvés mendiant seront arrêtés et conduits dans leur section pour y être reconnus. Il sera pris à leur égard les mesures de sûreté nécessaires ». 4* Les mendiants valides et en état de travailler seront également arrêtés.

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qui luttent contre la Coalition. L'assistance elle-même se fait patriote ; prescjue cha({ue jour, ce sont de modestes indemnités accordées à des officiers ou à des soldats, « à Moreau, lieutenant au ii« chasseurs, qui a perdu son portefeuille » ; au capitaine Payen, pour qui « le Comité paye à Gast, orfèvre, une mentonnière artilicielle », à une vivandière « pour perte d'effets » *. D'autres secours d'une nature plus délicate se rapportent aussi à la défense nationale, comme « l'indemnité payée à la femme Gottlob Titz, femme d'un sous-offîcier de hussards prussiens, qui a rendu des services à l'armée du Rhin ». Le dernier arrêté (27 vendémiaire an IV) accorde 600 livres à « Goullu, dont le fils, général des brigades en i7()3, a reçu deux blessures au Quesnoy ».

Il y a deux périodes dans l'histoire du Comité des Secours publics. Jusqu'au 9 thermidor an II, son action est incertaine, à raison de sa subordination au Comité de Salut public. Il se compose de 24 membres, parmi lesquels, Bo, Sautayra, Beauvais, Siblot, Maignet, Bernard, Vadier. Le Comité se réunit d'abord tous les jours à sept heures du soir, puis trois fois par semaine, « Maison Breteuil », dans un « faubourg, dit Barère, consacré avant le bienfait de l'émigration au luxe et à l'opulence avares ». Le président et les secrétaires ne sont élus que pour un mois. Le personnel subalterne de l'ancien Comité de la Législative est conservé '.

A partir du 9 thermidor, la marche est plus régulière parce que les attributions sont mieux définies. En l'an III et en l'an IV, le Comité fait une besogne utile sous la présidence de Zangiacomi, qui habite, par une singulière

1. Arch. nal,, AF ii, i8. (Comité de Salut public, Intérieur, Hospices et secours de 1798 à Tan IV).

2. Notamment Simon, Hecquart, Fay Tin firme (Arcb nat., AF ii*, 89, r 93 r'). — Le i3 juillet 1793, le Comité se transporta « dans la salle à gauche du pavillon de l'Unité, au-dessus du Comité de la guerre, le long de la terrasse donnant sur le Jardin National », Un membre s'était plaint du peu d'élévation des plafonds (Arch. nat., AF u*, 89, f 85). *-

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