‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 6 sur 132 · Perroud, loc. ciL · texte numérisé non relu

Perroud, loc. ciL

5. Perroud, op. cit., t. H, Appendice N, p. 714 ; on trouvera dans cette publication des détails précis sur la vie romanesque de Champagneux ; arrêté le 4 août 1798, sur la dénonciation de Collot d'Herbois,

i4 l'assistance de 1791 A 1795

(ihampagueux ne fut pas seulement utile à Roland pour l'aider à « répandre le même esprit dans les administrations afin de leur faire prendre une marche uniforme * », il organisa tout le service de la correspondance avec les départements. Il écrivait 700 lettres par mois. « Je passais, dit-il, à lire [les lettres arrivées] et à méditer sur les réponses à faire depuis cinq heures du matin jusqu'à dix. Depuis cette heure jusqu'à midi, je conférais avec le ministre. Je prenais ses décisions et ses signatures; à midi, je revenais dans monbureau où le public était admis jusqu'à quatre heures. Le reste de la journée, sauf le moment du repas et quelquefois d'ime promenade, je l'employais à l'examen des lettres destinées à la signature du lendemain '. »

« C'est avec de tels travailleurs, dit M. Perroud, que s'est organisée la France nouvelle ». Telle était l'expérience de Ghampagneux qu'après la retraite de Roland, en janvier 1798, Garât demanda à le conserver, malgré les dénonciations dont il avait été l'objet. « Les bureaux de R.., écrivait M"»® Roland, à quelques défectuosités près, se montèrent supérieurement. Encore trois mois, le rouage eût été parfait. Garât n'eût jamais soutenu ce fardeau du ministère, sans les travailleurs que R... avait placés. Il eut la bonne foi d'en convenir et il déclara même qu'il serait obligé de quitter, si on lui en retirait un seul. Il a tenu parole sitôt après l'arrestation de Ghampagneux ^ ».

G'est de cette époque que date la première comptadétenu jusqu'au 11 août 1794* i^ reprit sa j^lace au ministère sous Bénézech, en novembre 1796. Le i3 décembre 1796, il mariait son fils à Eudora Roland. Il mourut le 7 aoiit 1807, et fut enterré « dans sa propriété de Ghampagneux, sur la pente d'un coteau qui domine la riante vallée de Rosière souvent parcourue par Jean-Jacques » ; il avait été le témoin du mariage de Rousseau avec Thérèse Levasseur.

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