CHAPITRE PREMIER l
put faire aucun changement de personnes, les employés tenant leur commission du Roi *. Le lo .août, il rentra dans rhôtel de la rue Neuve-des-Petits-Champs, comme Tun des six ministres, désignés par la Législative pour faire partie du Conseil exécutif provisoire. « Rappelé au ministère, j'ai fait à l'instant même dans les bureaux, que j'avais appris à connaître, d'utiles changements. . . Je refusais au repos l'intervalle qui lui est ordinairement accordé. Les quatre heures que je destinais au sommeil étaient encore interrompues pour l'expédition des décrets pressés ou des affaires imprévues ' ».
Dès le II août, il fit décréter que les ministres étaient autorisés « à faire chacun dans son département tous les changements convenables ' ». Il manda de Lyon deux de ses amis, Champagneux, pour le mettre à la première division. Le Camus, pour le placer à la deuxième. Lanthenas, placé à celle des secrétariats, « y porta son activité brouillonne, entremêlée de trop longs accès d'inertie * ». Champagneux eut le régime administratif des hôpitaux, les enfants trouvés et les dépôts de mendicité. Il logeait au Petit Hôtel de l'Intérieur et avait 8.000 livres d'appointements. C'était un spécialiste. Il avait été le conseil de plusieurs corporations lyonnaises. En octobre 1789, il avait fondé à Lyon, sous l'inspiration du duc d'Orléans, une maison philanthropique. Il versait dans la caisse de cette société tous les bénéfices de son journal Le Courrier de Lyon, En mai 1791, il était venu plaider auprès de l'Assemblée la cause de l'Hôpital général de Lyon ruiné par la suppression des octrois. Il avait été d'abord substitut, puis procureur de la Commune. Il quitta ce poste pour répondre à l'appel de son ami *.
I . Cl. Perroud, Lettres de M"* Roland, Paris, 1900-1903, in-4, t. U, p. 400. a. Bibliothèque nationale, Mss., Nouv. acq. franc., 6243, f"* 245 sqq.