CHAPITRE PREMIER l
bilité publique administrative. Il y a aux Archives nationales une série de registres intitulés : comptabilité, tables S qui paraissent provenir des bureaux du Ministère de l'Intérieur pendant les années 1791 et suivantes. On y trouve jour par jour le nom des parties prenantes et des sommes touchées par les hôpitaux, les Hôtels-Dieu, les hospices d'enfants trouvés, les municipalités, les départements pour secours provisoires. On y suit le mouvement quotidien des fonds versés pour les services d'assistance. Un des noms qui reviennent le plus souvent est celui de Paillet, caissier de l'Hôpital Général et de l'Hôtel - Dieu *. Lallemand, directeur du bureau des nourrices, touche, le 29 décembre 1791, 225.788 livres 5 sous 4 deniers \
En 1792, Pawlet, le fondateur de l'établissement de la rue Popincourt pour les fils de soldats morts au service, touche un secours de 82.000 livres. On v trouve aussi des appointements payés aux commis du Ministère de l'Intérieur \
En 1793, apparaîtront les sommes énormes payées au Comité central de bienfaisance des sections de Paris pour les pauvres, les mendiants, les infirmes nécessiteux '\
Au début de la Législative, la crise hospitalière s'est aggravée. « Ces établissements, dit Roland à la Convention, comme tous les établissements publics en France, étaient