CHAPITRE CINQUIEME III
ceux destinés au soulagement des malades et ceux qui servent d'asiles à l'indigence. Il démontre par Thistoire, leur caractère communal ; ainsi THôtel-Dieu, fondé par saint Landry, établi originairement par la GommuQe de Paris, administré par ses représentants et destiné à l'usage de ses citoyens, a jusqu'à ce jour subsisté de leurs bienfaits et du produit des contributions levées sur eux pour son entretien. » Il en est de même de l'hospice du Nord, de l'hôpital des Incurables, de l'hôpital des Enfants de la Patrie, fondé par c< un citoyen de Paris fameux par ses vertus et ses bienfaits (saint Vincent-de-Paul) et administré par des citoyens ' notables de cette ville * . » Quant aux maisons hospitalières, aux hospices particuliers, ils doivent être aussi surveillés par la municipalité. Ce que Paris réclame, c'est la direction : il ne lui conviendrait pas « d'accepter les fonctions subalternes et plutôt instrumentaires qu'administratives, auxquelles, jusqu'à l'époque, du lo août, le Directoire a réduit notre activité . . Une telle subordination, disons mieux, un tel avilissement n'est pas dans l'esprit de la loi *. »
Nous avons étudié, dans un précédent ouvrage, la besogne journalière des commissaires des hôpitaux sous la Constituante, les visites et les enquêtes des membres du Comité de Mendicité, les réformes indiquées ou accomplies et le plan général de secours publics qu'ils avaient élaboré pour Paris. On se souvient des interventions fréquentes de la municipalité, du Comité et même de l'Assemblée nationale dans les
1 . Tuetey, op, cit., t. III. p. 49 et sq. La question avait déjà été soulevée, à propos de la suppression du poste de médecin de l'infirmerie de la Salpêtrière, en novembre 1791 ; aux réclamations de Saillant, le Directoire avait répondu qu'il était surpris de voir « un particulier chercher à transformer en propriété une place de médecin d'hôpital. Aucune n'est inamovible. » (Tuetey, op, cit., t. III, p. 47^ et sq.).