‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 96 sur 132 · CHAPITRE SIXIEME l3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME l3l

tive pour former un Directoire ou Bureau d'agence qui sera renouvelé chaque six mois. » Les secours étaient répartis en proportion des infirmes et nécessiteux de chaque section et non en raison de la population ou de l'étendue : 48 états de recensement servaient de base à la répartition des secours. Il était nommé par les 48 sections un trésorier des pauvres, salarié et tenu de donner caution. La Commission centrale devait publier chaque année un compte général qui serait affiché et imprimé. Les 33 Commissions paroissiales établies en vertu du décret du 20 mars ijgi étaient supprimées. La Municipalité de Paris devait rendre compte au Département de sa gestion en présence de la Commission centrale ^ . Dans son rapport, Vadier ne ménagea ni la Commission municipale ni les Commissions paroissiales.

<i L'administration réside dans les mains de la Municipalité, en sorte que, par ime accumulation de pouvoirs, elle gère ellemême ce que la nature de ses fonctions lui fait un devoir de surveiller. . .

B Le . . o . nsistanee et l'emploi des revenus des pauvres sont un secret impénétrable... La comptabilité est un chaos qu'il est impossible de débrouiller... La division en 33 paroisses ne peut se concilier avec celle des 48 sections. De là résultent plusieurs injustices. La première provient de la diftérence des cultes et de l'influence des préjugés dont elle est la source. Il n'arrive que trop que le fanatisme qui égare T opinion dirige aussi la main de la Bienfaisance et les secours de la Charité.

La seconde est qu'il y a des sections sans paroisses et d'autres où il y en a plusieurs, en sorte qu un double ou triple secours peut être versé dans celles-ci, lorsqu'il n'en serait point donné du tout dans celles-là. Enfin il est des sections très populeuses où l'on compte très peu de pauvres, tandis qu'il y en a d'autres qui en sont remplies, quoique avec moins de population' ».

Le décret de Vadier consacre la condamnation fort imméritée, comme nous le verrons plus tard, de la Commission

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