‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 100 sur 150 · I. Mémoirea, l. H, p. 57 sqq · texte numérisé non relu

I. Mémoirea, l. H, p. 57 sqq

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La commission s'ajourna en octobre, mais le rapport ne fut déposé que le a8 janvier i85o. Nous Tanalyserons plus loin, en même temps que le rapport d'Armand de Melun sur le projet Dufaure et nous aurons à comparer les deux conceptions opposées de la majorité sur le problème de Tassistance.

Un an après le dépôt du rapport Thiers, le a janvier i85i, la Commission s'aperçut qu'elle avait négligé le projet organique présenté par Dufaure. Il dormait dans les cartons depuis le 6 juillet 1849 ^ ^^'^ ^^ ^^ ^ ^^ discuter hâtivement en février. Entre temps, le 3i janvier i85i, il y eut à la tribune une discussion assez confuse. L'Assemblée avait lu le rapport Thiers. La gauche le trouvait creux, et lui reprochait de ne pas répondre aux promesses de la Ck)nstitution. Emile de Girardin rappela l'article 8, le premier projet Dufaure, le rapport Coquerel.

« De telles déclarations ne seront pas impmiément faites ; elles engagent. Car, remarquez-le, si elles restaient vaines et dérisoires, loin d'être une noble réponse aux insensés qui fomentent des séditions sanglantes, elles en seraient presque la justification... {Vices réclamations) si jamais le sang versé pouvait être justifié. (A l'ordre!) » Le rapport Thiers fut malmené par Arago. « Il a, dit-il de sa voix tonitruante, jeté la consternation dans le pays, en déclarant qu'il n'y avait rien ou presque rien à faire. » Il cita le propos d'un membre de la commission : « Nous ne voulons pas discuter parce que si nous avions raison dans l'Assemblée, vous auriez raison dans le pays*. » Il fallut l'esprit lumineux et incisif de Dufaure pour remettre les choses au point'. Il blâmait la commission « d'avoir fait voter mie foule de petites organisations particulières au lieu d'une organisation générale ».

1. Archives de la Chambre, dossier n* 170, séance du a janvier i85i.

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