‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 30 sur 150 · Weill, op. cit., \y, a · texte numérisé non relu

Weill, op. cit., \y, a

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février, eu logeaient plus de 3o,ooo à la lin de mai. Aux ouvriers habitués à manier « la lime, le rabot ou la navette ». se joignaient des employés, des artistes, des écrivains. Il y avait deux catégories de travailleurs : les travailleurs en actwité recevaieiit a Ir. par joiu» ; les travailleurs en disponibilité I fr. 5o, puis I fr. à partir du i6 mars\ Ils recevaient, en dehors de leur paie, des secours en pain, dos médicaments. Beaucoup se Taisaient inscrire dans plusieurs brigades et touchaient double et triple salaire; d'autres, uiu» lois payés, allaient dans des ateliers privés ; <les brigadiers accusaient plus d'hommes qu'ils n'en avaient*.

Au début, les travaux étaient dérisoires. On arrachait les arbres plantés en février sur les boulevards: pour prolonger la tâche, on allait chercher dans les forts les outils nécessaires ; on ne se servait pas' de charrettes. « Voici, disait la population en voyant passer les ouvriers, de braves gens qui vont jouer au bouchon. » Vers le milieu de mars, on organisa des travaux plus sérieux : rabaissement de la pelouse de Chaillot et des terrains de ral)attoir Montmartre ".

Nos lecteurs connaissent l'histoire politique des ateliers nationaux : la guerre maladroitement déclarée par Falloux à la suite du i5 mai, l'opposition de Trélat, l'enlèvement d'Emile Thomas le 26 mai, le rapport accusateur de Falloux le 19 juin, la nomination de Lalanne, les discussions violentes des 19 et 20 juin, Tarrété du 22 juin indiquant que

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