‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 35 sur 150 · CHAPITRE DEUXIEME Oa · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME Oa

que mon utopie produira autre chose et mieux que tout eela ; mais il me semble nécessaire, dans l'état actuel de la société, qu'une déclaration politique montre au peuple la garantie qu'on veut lui donner. Cette démonstration du sentiment qui vous anime calmera le peuple. On aura soin, d'ailleurs, de ne recevoir dans les ateliers nationaux que ceux qui n'ont pas d'ouvrage et, par exemple, on refusera les ouvriers chapeliei's quand les patrons auront déclaré que les ouvriers leur manquent.

Les droits que vous avez déclarés jusqu'ici dans la Constitution sont des droits anciens, ceux qu'on peut ap[)eler des droits bourgeois ; le droit au travail est un droit nouveau, c'est le droit des ouvriers. Il y aurait un véritable danger à ne i)as le proclamer de la même manière.

A la suite de cette discussion, M. de Beaumont propose de remplacer la dernière partie de son article par ces mots : l'établissement par l'État de grands travaux d'utilité publique, destinés à employer les bras inoccupés.

M. Gormenin propose un article ainsi conçu : « Le droit au travail est celui qu'a tout homme de vivre en travaillant; la société doit, par les moyens généraux dont elle dispose et qui seront organisés ultérieurement, fournir du travail aux hommes valides qui ne peuvent se procurer autrement de l'ouvrage. »

Cette rédaction fut adoptée.

Le texte de Cormenin dégageait ropinion moyenne : le droit au travail était limité aux hommes valides réduits par le chômage à Timpossibilité de trouver du travail libre.

Le texte fut maintenu le la juin et tigura, avec une légère variante, dans le projet lu par Marrast le 19 juin\ Le droit au travail était complété par le droit à l'assistance ainsi libellé : « Article IX : le droit à l'assistance est celui qui appartient aux enfants abandonnés, aux infirmes et aux vieillards, de recevoir de l'Etat des moyens d'exister. »

Conformément à la motion du a juin, le projet fut renvoyé à l'examen des bureaux. Chaque bureau devait nommer des délégués chargés de compléter le Comité de Constitution ; mais ces délégués n'avaient que voix consultative : ils pouvaient proposer des modifications, ils ne votaient pas ;

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