‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 50 sur 150 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

Los anciens j^oiivornemcnls onl fait peu de chose pour désarmer les allacpies ou pour remédier aux misères sociales. Dufaure avait reproché lui-même au régime de .luillet de n(* pas se préoccuper du sort des classes laborieuses, de se trop renfermer « dans Tarislocratie l)esoigneuse et solliciteuse qui forme les collèges électoraux S). Le suffrage universel impose de nouveaux devoirs à ses représentants.

Il n'y a plus de élusses qui soient eiilraliiées par uu sentiment dVgoïsine ou d'exclusion à repousseï* la lumière. Il n'y a plus d'intérêt pour le pouvoir à (latter de mauvais penchants pour s'assurer un concours aveugle. Il y a une société impérissable, assise sur la base la plus large, la plus démocratique, qui, sans promettre plus qu'elle ne pourrait tenir, i)roclame les obligations qu'elle doit remplir, qui veut tout faire jmur donner satisfaction à ce qui s'a[)puie sur un droit légitime, mais qui, à cette condition, exige pour son princip(* adhésion et respect *.

L(»s obligations de l'Etat sont limitées. Il intervient si la famille n'existe pas ou si elle est impuissante à supporter ses propres cliarges. L'Assistance publique s'appliquera à Venfance, à l'Age mûr, à la vieillesse ; elle comprendra la distribution des secoiu's à domicile, l'organisation accidentelle des moyens de travail utiles, le traitement gratuit des malades indigents, soit à domicile, soit dans les liùpitaux. A l'enfance s'appliquent les crèclies, les salles d'asile, les écoles, les comités de |)roteetion cantonaux et les asiles pour les enfants trouvés.

La distriJHition des secours à domicile est assurée par les bureaux de bienfaisance (h'V<»nus des comités locaux de seccmrs, à cercle agrandi, et ratlacliés aux comités cantonaux. Dufaure est préoccupé de la question du cliômage : « La civilisation nous place en présence <le ces grandes oscillations d(^ rindustrie que les gouvernenu^nts, pas plus cjue les calculs de l'intérêt privé, ne peuvent maîtriser. Pendant ces suspensions

1. Voir son discours du i^ st'pleinhrc 18^8. (Iniiiiitc rendu, t. IV, p. 18. Voir chapilrt' I, p. 196.

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