Compte rendu, t. VII, p
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pas indigne de la majesté législative ». Trousseau invoquait l'exemple de Glascow, d'Edimbourg, de Dublin, pour demander Finstallation de bains gratuits en dehors des hôpitaux. Les parents étaient forcés d'amener leurs enfants, rue de Sèvres, aux Enfants Malades, c'est-à-dire fort loin de leur domicile ; c'était pour eux une perte d'une demi-journée. « Un bain qu'ils pouvaient prendre dans un établissement payant au prix de douze sous ou d'un franc leur coûte par le fait deux francs et quelquefois trois francs \ »
Le projet Dufaure devint la loi du lo janvier 1849. ^^ arrêté complémentaire du 24 avril ftxa la comt>osilion du Conseil de surveillance dans le sens indiqué par l'auteur de la loi.
La composition en fut étendue en 1896.
C'est la loi de 1849 ^^i régit encore l'Assistance publique parisienne. Celte organisation lit ses preuves. Le docteur Davenne, placé à la tête des services en 1849, ^^ conserva la direction pendant dix ans. C'était im administrateur consciencieux, un fonctionnaire expérimenté et laborieux*.
L'Assistance publique de Paris est coutumière du dévouement. Pendant l'épidémie cliolérique de 1849, ^^^ Martyrologe comprit trois directeurs d'hôpitaux, six employés, six internes, dix sœurs, im aumônier, cent-vingt-neuf sous-employés et infirmiers ; cinquante lits devinrent vacants à la Salpêtrière, trois cents à Bicêtre : Davenne les transforma en huit cents secours annuels ou pensions représentatives de séjour à l'hospice. L'âge des bénéficiaires des secours de cinq francs fut abaissé à 70 ans, le secours mensuel des paralytiques porté de trois à quatre francs. Les conditions d'admission aux secours des bureaux de bienfaisance furent facilitées. Trois enfants au-dessous de quatorze ans par ménage, deux par veufs, suflirent pour donner droit aux secours lempo-
1. Compte rendu, t. VU, p. 127. — Trousseau insista également pour faire placer les crèches sous la direction de Padministration des hôpitaux, de façon à les consacrer uniquement aux pauvres.
2. Il a laissé un Traité de V administration de l'Assistance publique^ en deux volumes in-8* que l'on peut consulter avec fruit.
ClIAlMtRE TROISIEME (jS
raîres ; les abus de distribution des médicaments fournis par la pharmacie centrale furent réprimés ; des réfectoires furent créés dans les hospices pour rendre les heures de repos plus régulières ; des ateliers de travail furent installés à Bicôtre pour empêcher les vieillards d'aller au cabaret. Le bureau des nourrices fut réorganisé ; on exigea des nourriciers qu'à partir de six ans les enfants assistés suivissent les cours de l'école communale et le catéchisme : le patronage en fut conflé aux maires et aux curés, d'accord avec les inspecteurs ; la mortalité tomba de 2.i32 en 1848 à 2.o5o en 1849, ^ ï55i en i85o, à 1.641 en i85i \
I. De r Assistance publique à Paris ; Moniteur , septembre i852. (Archives de la Seine, collection Lazare frères, n^' 1698, 1699, 1700.)