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si l’on ne sait reconnaître à temps les manifestations locales et relativement curables de la maladie telles que : lupus, gommes, abcès froids, tumeurs blanches, l’on ne pourra prendre les précautions nécessaires pour éviter et l’ extension de ces lésions et plus tard l'atteinte pulmonaire autrement dangereuse même chez ces malades jusqu’à un certain point immunisés.
Des lésions osseuses de la tuberculose, il faut rapprocher malgré la différence de gravité : la scoliose, si fréquente à l’âge scolaire et qui donne comme le mal de Pott, une gibbosité.
De même, parmi les boiteux que l’assistante scolaire devra savoir amener au Médecin, il y aura non seulelement des coxalgies, mais encores des luxations congé- | nitales de la hanche. Et celles-ci, si elles ne menacent pas l’existence, laisseront une infirmité définitive, si l’on n’a pas su la reconnaître chez le tout jeune enfant, alors qu'elle peut être encore corrigée.
Plus graves qu'on ne croit, sont les écoulements d'oreilles qui tout à coup peuvent se compliquer de mastoïdite et de méningite. Grave aussi est l’appendicite chronique, qui cause des arrêts de développement, de la fièvre, des troubles digestifs, qui doivent attirer l'attention avant que ne survienne la crise aiguë rapide-. ment mortelle. L’infirmière ne devra pas non plus passer indifférente devant ces enfants qui restént constammente la bouche béante, l'air hébété, et qui feront des troubles parfois sérieux : bronchites à répétition, olites, si on ne les débarrasse pas de leurs végétations adénoïdes. Citons encore les hernies qui peuvent être mé-
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connues, ou plus ou moins maladroitement maintenues par un bandage.
Enfin, sans même chercher à préciser une affection qu'elle n’a pas à diagnostiquer, l'A. S. saura remarquer et signaler au médecin, ces enfants pâles, chétifs, amaigris, aux veux brillants, trahissant la fièvre, qui
sont bien souvent des tuberculeux, parfois autre chose, mais qui, toujours, ont besoin de soins précoces si l’on veut les arracher à la mort qui parfois les menace, Enfin, c’est l’Assistante scolaire qui pourra efficacement faire cette éducation hygiénique de l’enfance que nous réclamions au début, réaliser cette émulation entre les écoliers, les amener à se faire un point d’honneur d’être les plus propres. Par des causeries qu’elle saura mettre à leur portée, elle s’efforcera à leur faire
comprendre lutilité pour eux-mêmes de ce qu’on leur
demande. Elle les reprendra individuellement, exigeant les soins de la bouche et des dents, tâchant de faire disparaître telle habitude fâcheuse, comme celle de mettre les doigts dans le nez (génératrice de tournioles en série) ou de se ronger les ongles (avec inoculation de microbes variés). à
L’infirmière en dehors de l’école.
Mais si, tel est le rôle que l’on avait fixé à VI. S., l’on s’est rendu compte que l’on pouvait en attendre beaucoup plus. L’infirmière n’est pas faite pour rester sans
: césse à l’école, « attendant tranquillement en faisant du
crochet, les plaies et bosses qui pourraient survenir ». Elle aun rôle à remplir au dehors, au moins aussi utile
qu'à l’école même. Son action doit s'étendre dans les familles, soit pour protéger la collectivité, et permettre une prophylaxie rapide et efficace de maladies contagieuses, soit pour améliorer l’état de santé d'un enfant déterminé, en faisant exécuter les conseils du M.f.après l'établissement de la fiche sanitaire individuelle, Ainsi la documentation étendue de l'infirmière pourra profiter non seulement-au centre scolaire, mais encore aux œuvres sociales voisines quitravaillent parallèlement au développement plus grand de l'hygiène et à la lutte contre les fléaux sociaux et c’est-à-dire finalement aux enfants eux-mêmes. En effet,en pénétrant dans les familles soit pour ramener un petit malade à la maison,soit pour vérifier le bien fondé des prétextes invoqués pour justifier une absence;,elle pourra se rendre compte des condidions matérielles dans lesquelles se trouve l'enfant. Elle donnera aux parents les indications prophylactiques nécessaires, en attendant l’arrivée du médecin, s’il s’agit d'une affection contagieuse.
Par un habile et discret interrogatoire, elle pourra acquérir des notions sur l’état de santé des autres membres de la famille, sur les tares héréditaires. Et ces renseignements serontutiles, non seulement pour débrouiller le passé pathologique du petit malade, mais aussi pour lutter contre les grands fléaux sociaux tels que la tuberculose, l’alcoolisme, la syphilis.
C’est ainsi que toutes les fois que cela sera nécessaire, PT. S.se mettra en relation avec le dispensaire anti-tuberculeux, afin de le faire profiter de la découverte fortuite de maint centre de tuberculose ignoré, en même
pe
temps que la famille bénéficiera des ressources du dispensaire.
Geci n’est d’ailleurs qu'un cas particulier d’une règle beaucoup plus générale : l'I.S, devant servir de liaison entre tous les organismes médicaux spécialisés. De cette façon de faire il résulte un double bénéfice : pour ces organisines eux-mêmes qui voient leur travail facilité, et leur rendement augmenté ; pour-les écoliers qui peuvent bénéficier ainsi de toutes les compétences pour améliorer leur santé.
C’est l’A. S. qui conduit aux consultations spécialisées (dermatologie, oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, stomatologie, etc...) les enfants qui lui ont été indiqués par le médecin scolaire, lorsque la mère, indigente ou occupée à son travail ne peut le faire elle-même.
C’est encore elle qui fera les démarches en vue de l’admission d’un enfant à l'hôpital, ou pour procurer à sa famille et à lui même les secours du Bureau d’Assistance.
Il ne faudrait pas que tous ces bons services rendus aux enfants,le soient aux dépens du médecin de famille.
Celui-ci au contraire doit trouver dans l'A. S. une auxi-.
liaire dévouée. Tous les renseignements recueillis par l'Assistante et centralisés par le Médecin-Inspecteur (1) seront mis à la disposition du praticien choisi par les familles. Bien plus, c’est souvent PA. S. qui, en maintes circonstances, montrera la nécessité de faire appeler le médecin alors que les parents n’en voyaient pas l’utilité.
(1) Le fichier est fermé à clef, celle-ci entre les mains du Médecin.Inspecteur, empêche toute violation du secret professionnel.