‹ L'Association Agricole Dans Les ArdennesChapitre 12 sur 78 · CERCLE AGRICOLE DE L'ARRONDISSEMENT DE RETHEL · texte numérisé non relu

CERCLE AGRICOLE DE L'ARRONDISSEMENT DE RETHEL

Le Cercle agricole de Rethel date du 2 juin 1888. C’est aussi à la politique qu’il doit sa naissance. Le Comice, d’origine ancienne, comprenait essentiellement les principaux exploitants de la région, qui paraissaient vouloir laisser à la Société un caractère aristocratique. D'où un schisme, comme il s’en était produit un à Vouziers en 1873, comme il devait s’en produire un à Mézières en 1905.

Le Cercle prospéra très rapidement. En 1895, il comptait plus de 600 membres. Au 1° janvier 1911, son chiffre était de 516.

Il organise des concours très suivis, brillants même, qui ont lieu à Rethel tous les deux ans, et chacune des autres années dans les chefslieux de canton, d’après un roulement invariable. D’ordinaire, en automne, le Cercle délèsue plusieurs de ses membres pour aller en Hollande acheter des bovidés, mâles et femelles. Par la constance de cette pratique, une race plus pure s’est implantée dans la région. Toutefois le résultat n’est pas également heureux selon les terrains. Dans la partie sud de l'arrondissement, les sols crayeux de la Champagne ne se prêtent pas à la création de pâturages. Les ani-

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maux. placés en stabulation permanente, ne prennent pas tout le développement dont ils sont susceptibles, et contractent facilement la tuberculose.

Les dernières délibérations du Cercle tendent à restreindre les importations futures aux mâles seulement. D'autre part, il est question de faire davantage de sacrifices pour la race chevaline.

Ces importations de bétail exotique ont été pour le Cercle agricole l’occasion de pertes et de bénéfices fort variables, selon les années. Ainsi, en 1901, l’achat de Il taureaux avait occasionné pour le Cercle une perte de 1.571 fr. 40. Ce résultat, menaçant pour les finances de la Société, empêcha toute importation en 1902.

Mais, en 1903, une première opération portant sur 19 taureaux et 6 génisses constitua le Cercle en bénéfice de 2.181 fr. 35 ; elle fut immédiatement suivie d’une autre qui produisit un nouveau bénéfice de 1.845 fr. 35, sur 10 taureaux et 15 génisses. La vogue s'était portée sur le bétail hollandais. Elle se maintint. En 1904, le bénéfice fut de 1.132 f. 15; en 1905, de 1.178 f. 80. Le Cercle décida alors d’en distribuer les trois quarts aux acheteurs, sous forme de ristourne. Mais, la race commençant à s'implanter par l’élevage sur place, les acheteurs se firent moins pressants et les profits diminuèrent. Ils ne furent

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