‹ L'Association Agricole Dans Les ArdennesChapitre 8 sur 78 · Voir APPENDICE n · texte numérisé non relu

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tiques, des évaluations de pertes causées par des événements extraordinaires, et autres travaux analogues ». Le beau programme qu'avait tracé son deuxième président, Pauffin-Tiercelet, était cependant fort développé. « Nous nous occuperons sans relâche, écrivait-il, de la description topographique, rurale, industrielle, commerciale, itinéraire du département des Ardennes ; nous travaillerons à la nomenclature rurale de notre arrondissement ; nous étudierons tous les termes en usage chez les cultivateurs des différents cantons, pour parler avec eux leur langue, en attendant que l’agriculture dans toute la République ait obtenu l'avantage précieux de se former un langage approprié et général ; nous fixerons nos méditations sur les engrais, les labours, les semences, les récoltes, les vignes, les bois, les bestiaux, le laitage, les laines, les élèves de basse-cour. »

Aucun des points de ce programme ne fut étudié de façon complète et n’aboutit à une solution pratique. La Société avait peu de ressources ; l’appui financier de l'Etat et du département ne tarda pas à lui faire défaut, et, bien qu'on ait élargi la base de son recrutement, les assemblées régulières se firent de plus en plus désertes. La dernière eut lieu le 30 septembre

Rue —

‘En fait, la Société libre d’agriculture était bien morte sous le premier Empire, sou figurant encore sur les annuaires.

Il en était ainsi ou à peu près dans la plupart des départements.

SOUS LA RESTAURATION. — Le gouvernement de Louis XVIII s’occupa de faire revivre les Sociétés d'agriculture, et même d’en augmenter le nombre. Par sa circulaire du 14 août 1819 ", M. Decazes, Ministre de l’Intérieur, qui avait Pagriculture dans son service, invita les préfets à préparer et faciliter la création d’une société par arrondissement, « pour la formation de laquelle on prendrait, autant que possible, un membre au moins par canton. Les sociétés de chaque arrondissement correspondraient avec celle du chef-lieu, qui leur servirait de centre commun .»

Malheureusement, si le Ministre promettait des ouvrages agronomiques, il oubliait l’essentiel, le viatique sans lequel peu de sociétés sont possibles. Aucune subvention ne venant à l’appui des instructions officielles, l'appel ne fut pas entendu dans la plupart des départements, notamment dans les Ardennes.

Une circulaire du comte Siméon, successeur

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