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ÉPARGNE

des

ASSOCIATIONS INDIRECTES en 0/0 de celle des associations contiguës.

1 02 secondes.

100 secondes.

En d’autres termes, l'effet des répétitions est plus efficace sur les couples immédiatement successifs que sur les couples espacés.

On ne voit pas quelle peut être la raison physiologique de cette différence.

Enfin Ebbinghaus a encore trouvé, chose qui se comprend mieux, que la répétition des couples associés dans l’ordre i, 3, 5... fortifiait, par-dessus le marché, les associations reliant les couples 2, 4, 6...

Nous avons dit plus haut qu’il n’y avait pas de différence essentielle entre l’association par présentation simultanée et celle par présentation successive. Supposons en effet les deux expériences suivantes : i 0 on

présente au sujet 3 syllabes successivement pendant une seconde chacune. Au moment où la 3e syllabe sera présentée, les deux autres ne seront plus qu’à l’état d’images, image encore très intense pour la syllabe 2, moins intense pour la syllabe i ; on peut représenter le contenu de la conscience, à chacun des trois temps de la présentation, par le schéma suivant :

JJ

Le problème consiste donc à savoir quelle est, à chacun de ces moments, la force associative entre des éléments d’intensités différentes.

2° Considérons ce qui se passerait dans le cas d’une seconde expérience disposée comme suit : les 3 syllabes sont présentées simultanément au sujet pendant 3 secondes. Qu’arrivera-t-il ? De deux choses l’une. Ou bien le sujet portera son regard successivement sur chacune des 3 syllabes, et alors, à chacun de ces trois moments, il aura 3 perceptions, mais qui seront d’intensités différentes, puisqu’une seule syllabe peut venir se peindre sur le centre de la vision distincte, et que les deux autres se projetteront forcément sur des parties plus ou moins périphériques de la rétine. On aura donc :

Ou bien le sujet fixera pendant les 3 secondes une

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des syllabes, 3, par exemple, et se contentera de ne voir les autres qu’à la vision indirecte. On aurait alors, en figurant les états correspondant à chacune des 3 secondes de l’expérience :

(Il va sans dire que nous nous bornons à considérer les cas extrêmes, d’une façon très schématique.)

Au point de vue de la force associative, il semble que ces trois cas se présentent dans des conditions à peu près équivalentes, chacun présentant des avantages, et des inconvénients qui devraient — si la physiologie cérébrale ne se réduisait qu’à une mécanique grossière — mathématiquement se compenser. En effet, ce que gagne chaque syllabe en durée d’exposition, elle le perd en intensité, puisque, dans les cas de la présentation simultanée, l’attention devant toujours se partager entre les 3 syllabes, on peut admettre que chacune est perçue d’une façon moins intense. Au contraire, dans la série successive, le groupe 3 — 2 — i (3 étant perçu, 2 et i n’étant qu’à l’état d’images) ne se présente que dans le dernier des trois moments ; mais par contre, les images 2 et i sont encore très vivaces puisque l’une d’elles (2) est l’image d’une perception encore fraîche, et l’autre (1) a été pendant un des moments seule l’objet de l’attention, donc bien fixée, etc.

Mais il va sans dire qu’en pratique, les raisons qui pourront rendre prépondérantes les associations de l’un ou de l’autre de ces divers modes de présenta-

tions sont très nombreuses. 11 n’y a pas de raison pour que la diminution d’intensité qui caractérise une image (par rapport à une perception) soit absolument comparable à la diminution d’intensité qui distingue les impressions provenant de la périphérie rétinienne, par rapport à celles provenant de la fovea. Il est évident, en outre, que tout dépendra de la distance spatiale des objets présentés simultanément, ainsi que de la façon dont le sujet dirigera sur eux son attention.

Nous avons vu qu’il se formait parfois des associations entre telle syllabe . et sa position absolue dans la série, c’est-à-dire, lorsque la série est successive, sa position dans le temps. Si la série est donnée simultanément, ces associations accessoires pourront se former entre telle syllabe et sa position dans l’espace, entre telle syllabe et telle attitude de la tête ou des yeux correspondant à sa vision distincte. Des différences interviendront donc entre les deux modes de présentation selon que le sujet sera plus ou moins visuel, ou moteur, ou aura un sentiment du temps plus affiné, etc.

Si donc, en théorie, nous pouvons ramener à un mode unique les deux sortes de présentations, simultanée et successive, celles-ci conservent tout entier leur intérêt pratique, et l’on peut voir facilement que, au point de vue pédagogique, par exemple, elles ne seront pas indifférentes suivant les types psychiques auxquels on aura affaire.

Hawkins a précisément fait quelques expériences dans ce domaine : il faisait apprendre à des enfants deux sé-

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ries de i5 mots, dont l’une était présentée simultanément, l’autre successivement. Voici quelques-uns des résultats obtenus selon l’âge des sujets), les chiffres indiquent le pour 100 des mots retenus ) :

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