LES CONDITIONS DE
d’une série successive, même dans le cas où on ne pourrait la ramener à des coexistences partielles. ^
3° Münsterberg indique encore une troisième façon d’expliquer l’association de termes présentés successivement : il peut arriver que chacun de ces y termes provoque par voie réflexe un mouvement. On vK aura ainsi une série de mouvements (ou d’impul- ' sions) qui se lieront l’un à l’autre comme ont coutume de le faire tous les mouvements coordonnés.
Ce seront, par exemple, des mouvements d’articulation : lorsque je vois défiler successivement les termes À, B, C, D, chacun d’eux déclenchera d’une façon réflexe les mouvements d’articulation correspondants. Or, l’association des mouvements successifs a ceci de particulier que la production de chaque mouvement implique l’exécution du mouvement précédent : chaque mouvement accompli joue le rôle d’un excitant pour le mouvement suivant. L’ordre de la série visuelle sera ainsi sous la dépendance de la série de mouvements coordonnés, et ce ne sera que grâce à ceux-ci que je pourrai retrouver celle-là.
Le schéma suivant fera bien comprendre l’idée ingénieuse de Münsterberg, qui, en n’insistant pas assez sur cette différence entre le mécanisme de ( association motrice et de l’association ordinaire, a l’air de reculer simplement la difficulté, ce qui lui attire les railleries d’ÛFFNER (532); celui-ci n’a évidemment pas saisi le nœud de l’explication, puisqu’il dit que Münsterberg aurait dù montrer pourquoi une série de mouvements se reproduisait toujours dans le même ordre.
Soient A, B, G les termes de la série visuelle ; c' c" c"f les cellules motrices d’où dépendent les mouvements rcs-
pectifs que ces termes provoquent ; Mf M2 M3 , les muscles adaptés à ces mouvements m' , m" , m!" les impressions