Y. le dessin de cet appareil dans Année Psych., III, G
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rompre le chronomètre. La première de ces 3 méthodes est la plus simple. Évidemment, dans la durée totale indiquée par l’appareil est compris le temps de la réaction de l’observateur ; mais ce temps de réaction peut être calculé une fois pour toutes, et soustrait de chacune des durées particulières ; chez un expérimentateur exercé il varie peu. Pour Ziehen (b, II, 27), la réaction musculaire au son oscille entre 100 et i4o <7, avec une variation moyenne = 1 5 cr ; l’erreur provenant de ce chef est donc négligeable.
Ziehen évalue ainsi les erreurs que l’on risque en expérimentant avec le chronomètre de Münsterberg :
Variation moyenne du temps de réaction de
l’expérimentateur = i5 <7.
Temps écoulé entre la prononciation de l’inducteur et la pression du bouton. . . . — 3o <j.
Défaut de précision de l’appareil =60
Soit total 100 <y environ, c’est-à-dire une erreur de 1/10 de seconde, qui est négligeable par rapport aux erreurs qui tiennent à la différence de longueur des mots-inducteurs.
Interprétation des mesures. — Gomment calculer les résultats obtenus au bout d’un certain nombre d’expériences, afin d’avoir un chiffre unique exprimant la durée moyenne du phénomène que l’on mesure ?
Au début des séances, les durées des premières associations sont en général beaucoup plus longues que dans la suite : il en est de même chez les sujets inexpérimentés par rapport à ceux qui sont déjà familiarisés avec ce genre d’expériences. On sera donc autorisé à biffer ces premiers résultats, et à n’en pas tenir compte dans l’appréciation du résultat total. — On pourra de même supprimer, dans le cours des expériences, les chiffres relatifs J à des durées d’association qui auraient été manifestement prolongées par des circonstances autres que celles
tenant au phénomène même que l’on étudie, par exemple, par la distraction. 11 va sans dire que ces éliminations de résultats sont toujours arbitraires et réclament une certaine dose de tact de la part de l’expérimentateur ; mais il va sans dire aussi qu’il serait erroné de les laisser entrer en ligne de compte dans l’élaboration d’un résultat qui doit exprimer une vitesse d’association normale, et non l’influence de la distraction. Au contraire, dans d’autres cas, ces durées prolongées devront être prises en considération, s’il s’agit précisément d’apprécier la distraction, l’inattention, la fatigue, ou tel trouble psychique d’un individu.
Les résultats bruts ainsi corrigés, il s’agit d’en prendre » la moyenne. Plusieurs procédés sont en usage : i° La moyenne arithmétique , qui a le tort d’être relativement trop influencée par les résultats extrêmes (dans les cas où il n’a pas été prudent de les biffer). — 2° Le chiffre médian (Centralwert, « wahrscheinlicher Mitielwert » de Kraepelin) que l’on obtient en rangeant les résultats par ordre de grandeur, et en prenant purement et simplement le chiffre du milieu de la série 1 . C’est à cette moyennê que l’on a très souvent recours, et à juste titre. — 3° Le chiffre le plus répété (der dichteste Wert). Lorsque les expériences sont très nombreuses, on peut prendre comme représentant toute la série le résultat * qui s’est trouvé répété le plus souvent. — 4° La valeur représentative ( Repràsentationswerl ). Ce procédé, indiqué par Ziehen (b, II, 12) a l’avantage de tenir compte des résultats extrêmes, mais en ne leur donnant sur la
1. Ainsi, les résultats 5, 3, 11,9, 17, 6, 8 devront être < rangés dans l’ordre 3, 5, 6, 8, 9, 11, 17 et le chiffre médian, soit 8, en représentera la moyenne (La moyenne arithmétique de la même série serait 8, 4). Si le nombre des résultats est pair, le médian sera la moyenne arithmétique des 2 chiffres médians. Cf. Scripture, Stud. from the Yale Lab , II.
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moyenne qu’une influence d’autant moindre qu’ils sont plus extrêmes, plus isolés b Cette méthode est ingénieuse, mais compliquée, et le procédé du chiffre médian vaut peut-être autant qu’elle.
Dans chaque cas particulier, et suivant le but qu’il se propose, suivant aussi ses préférences, l’expérimentateur se décidera pour l’une ou l’autre de ces méthodes.
§ 2. — La vitesse suivant la force et l’àge de l’association.
Nous avions vu plus haut (ch. n, p. 82) qu’il n’y avait pas de raison pour admettre a priori que la rapidité de l’évocation d’une image par une autre est en raison directe de la force avec laquelle elles sont associées. Les recherches récentes de Müller et Pilzecker ont montré que cette relation existait, tout au moins dans une certaine mesure 2.
1. On inscrit les chiffres obtenus par ordre de grandeur, et on les répartit par groupes dont chacun embrasse, par exemple, les résultats différant de 5/ioo de seconde au plus. Ainsi, les résultats 96, 102, 101, 98,99, 99, 172, 93,98, io3, 94, g5, 98, 95 seront rangés ainsi :
93,94; 95, 95, 96, 98, 98, 98, 99, 99; 101,102,103; 172 on obtient la Repràsentationswert en multipliant le total des résultats de chaque groupe par le nombre des résultats du groupe, en additionnant tous les produits ainsi obtenus, et en divisant le tout par la somme des carrés des chiffres correspondant au nombre de chaque groupe :
^ 3(93 + 8(95 + 95 + 96 + 98 + 98 + 98 + 99 99) + 3(ioi + 10a + io3) + i . 17 2
~ ’ ' ’ 22 + 82+32+Ia
2. Cattell avait déjà montré qu’il faut plus de temps pour dénommer un objet dans une langue étrangère que dans sa langue maternelle.
On se souvient des expériences de ces auteurs : ils lisaient des séries de syllabes, et cherchaient ensuite, par la méthode des associations, le nombre des associations justes qui persistaient au bout d’un certain temps. En outre, au moyen d’un chronoscope, on déterminait la vitesse de chacune de ces évocations (le sujet répondait en parlant avec une clef labiale).
Muller et Pilzecker trouvèrent d’abord que les associations justes sont plus rapides que les associations fausses, et, celles-ci, plus rapides à leur tour que les associations nulles (celles dans lesquelles le sujet, ne trouvant aucune syllabe à associer à celle qu’on lui présentait, répondait « rien »).
Ils trouvèrent aussi d’assez grandes différences individuelles , soit dans la valeur absolue des temps d’association, soit dans les valeurs relatives des durées des associations justes, fausses et nulles.
Voici par exemple un exemple des réponses chez deux sujets (les expériences d’association ont eu lieu trois minutes après l’étude des syllabes) :
Sh h