l'associatioïn des idées
trouvées chez ses quatre sujets (les chiffres sont exprimés en o/o; le sujet H est de langue anglaise) :
Sujets :
Moyenne
Associations externes. .
i) Simultanées
2) Successives (verbales). .
Associations internes. .
i) Sur- et subordination. .
2) Coordination.
3) Dépendance
Un coup d^œil jeté sur ce tableau montre combien sont grandes les différences individuelles, puisque chez les deux sujets B et T ce sont les associations externes qui prédominent, tandis que ce sont les internes que Ton trouve plus nombreuses chez W et H. — La moyenne des données des quatre sujets nous indique une prédominance des associations externes. Cette supériorité du nombre des associations externes est assez générale ; Aschaffenburg la retrouve chez la plupart de ses sujets. Il est impossible d'ailleurs de se faire pour le moment une idée exacte de la proportion moyenne des associations externes et internes, vu la différence des classifications sous lesquelles les auteurs ont rangé leurs résultats. D'autre part, les remarques faites au paragraphe précédent nous ont montré le peu de crédit qu'il fallait accorder, pour le moment, à tous ces excès de statistiques. — Ce ne sont guère que celles faites par un même observateur qui sont comparables et il serait prématuré de vouloir tirer des expériences faites jusqu'ici des chiffres in
FORMES DE l'aSSOCIATION 10']
quant la fréquence relative des diverses formes associatives. Je me bornerai donc à indiquer quels sont les facteurs qui paraissent faire varier ces proportions relatives, et, à titre de documents, quelques chiffres tirés des expériences faites.
A. — Il semble tout d'abord que la méthode d'expérimentation ait une certaine influence sur les quantités respectives des formes d'association. C'est ainsi qu'AscHAFFENBURG (al 266, 296) a remarqué que, chez les mêmes sujets, c'était tantôt une forme, tantôt une autre qui devenait prépondérante suivant qu'il expérimentait avec la méthode I (écrire une série de mots à la suite d'un test donné), avec la méthode II (le sujet associe un seul mot au test), ou avec la méthode III (comme la méthode II, mais avec mesure du temps). Voici quelques chiffres tirés des tableaux d'AscuAFFENBURG ; ils expriment en pour cent le nombre des associations de chaque forme :
Su.TETS :
Mkthodes :
Kl
Go. et siubordinalion.
Rapport prédicatif. .
Coexistence
Identité
Réminiscences verbales. .
in
Assoc. verbales
Réactions diverses. .
On remarque notamment combien varie le nombre des associations par coexistence chez le sujet II suivant que les résultats sont dus à la première ou à la deuxième méthode. Sans nous arrêter aux chiffres eux-mêmes et au sens des variations observées, notons cette influence de la méthode d'expérimentation, et rintérêt qu'il y aurait à pousser de nouvelles recherches dans ce sens.
B. — La nature du test influe aussi sur la nature des réponses. Il n'a pas encore été fait de recherches comparatives sur les différences obtenues entre les tests-objets, les tests-images et les tests verbaux. Rappelons que, parmi les tests verbaux, la forme associative varie avec la forme grammaticale du test (Bourdon).
Voici les chiffres de MIinsterberg pour quelquesuns de ses sujets suivant que le test est un substantif, un adjectif ou un verbe.
Sujets :
Test :