I. QkTTEhi.. Psychonietr. Uatersucli. Phil. Stii-d
A'IïESSE DE L^ASSOCIATIO^ 277
; les expériences de reconnaissance des mots ne nous autorisent pas davantage à identifier t\ et t', et à croire par conséquent que nous obtenons la valeur de t''-[-t'+t*^ lorsque nous soustrayons le temps d'identification du mot du temps total d'association.
Fig. 6. — Temps d'association.
1^ ... 0 t^, temps d'association hrul. — i;^, temps d'association net. — Ti T2 T3 T*, temps de réaction simple. — t''^ <«i
temps d'identification primaire (Erkennungszeit, Wortreaction)
A supposer cependant qu'un tel calcul soit légitime, ou, qu'à défaut de mieux, il faille s'y résoudre, le temps d'association net t' n'en restera pas moins indéterminé, si nous ne pouvons mesurer t* et t^ Or, on pourrait peut-être y arriver en présentant au sujet, comme inducteurs, non des mots, mais des objets (ou des dessins d'objets), et en comparant les temps bruts d'association ainsi obtenus, à ceux obtenus
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comme précédemment. La différence entre ces deux durées donnerait la valeur de t^. Il vaudrait la peine d'entreprendre des expériences dans ce but. Malheureusement, on ne peut assurer que le temps d'identification d'un objet soit le même que celui d'un mot, condition qui serait nécessaire pour que l'on pût, en homologuant les deux processus, obtenir t^.
Pour déterminer t** (ou plutôt pour déterminer t^ sans passer par t*^), il faudrait disposer l'expérience de telle sorte que le sujet presse le bouton du chronomètre, non au moment où il répond un mot, mais au moment où il a conscience de l'image évoquée. On pourrait alors calculer t' en supposant que la durée du phénomène x équivaut à T3, durée du processus central du temps de réaction simple. Mais au point de vue expérimental, ce procédé offrirait bien des difficultés : pas de contrôle objectif possible, tendance du sujet à réagir lorsque sont évoquées des images confuses, ne correspondant à aucune représentation réelle, etc. La chose vaudrait cependant la peine d'être tentée.
Mais, au fond, ce temps net d'association nous intéresse assez peu ; ce sont surtout les durées relatives des phénomènes qui ont de la valeur en psychométrie.
Le temps d'association est en effet sujet aux plus grandes variations. Trautsgholdt l'avait déjà remarqué. Voici quelques-uns des temps minimaet maxima qu'il obtint :