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Pour l'Assurance Complémentaire Groupe, comme pour l’Assurance Complémentaire-Vie, le choix des bases techniques à utiliser pour le calcul de ces primes est assez délicat. À vrai dire, dans de nombreux pays, le nôtre en particulier, on s’est contenté d'employer les données déjà existantes en assurance-vie et en assurance-invalidité ainsi que de constatations empiriques, et on n’a pas fait de travail d'ensemble spécial à cette branche, comme cela a été effectué en Suisse, par exemple. C’est regrettable, mais le travail considérable du Bureau Fédéral de Berne nous permet au moins de constater que les conclusions en matière d’assurancegroupe sont sensiblement celles auxquelles nous étions arrivés en matière de Complémentaire-Vie.
Tant pour les primes que pour les réserves mathématiques qui jouent un rôle non moins considérable — le fait d’avoir des réserves mathématiques insuffisantes est plus grave pour une caisse d'assurance que celui
d’avoir des primes trop faibles, car on s’en aperçoit souvent trop tard — ces conclusions sont, en effet :
« Qu'il est absolument indispensable de choisir la table d'invalidité avec beaucoup de soin ; bien plus que les taux de mortalité, les probabilités de devenir invalide varient avec la profession et le sexe. Elles dépendent de multiples facteurs : volonté de l’assuré dans une certaine mesure, de l’employeur, appréciation des médecins, raisons psychologiques et économiques aussi bien que raisons physiologiques » ({).
(1) À URECH : Sur les bases techniques de l’Assurance Collective et également le rapport du Bureau Fédéral des Assurances. Berne, 1931.