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Enfin, l’assistance sous quelque forme qu’elle soit pratiquée, ne peut exercer d'influence pour prévenir le chômage ; nous avons pu constater au contraire que les œuvres d'assistance par le travail peuvent provoquer la chute de certaines industries et augmenter ainsi l'intensité du fléau.
Les institutions d’assistance sont en outre organisées surtout dans les villes et ont encore pour conséquence de hâter la dépopulation des campagnes, élément si important dans le chômage. Les colonies agraires peuvent, il est vrai, combattre cette action, mais leur petit nombre n’a pas encore permis ce résultat ; il est d’ailleurs préférable d'empêcher les ruraux de se porter vers les villes que de les forcer ensuite à retourner, souvent bien déprimés, vers leurs campagnes.
L'assistance nous parait donc ne pouvoir offrir un remède bien efficace pour réparer les malheurs du chômage et son action est nulle pour prévenir le fléau, elle tend même à s'exercer en sens inverse.
font beaucoup de bien à très peu de frais; 2° qu'elles ne risquent pas d’être dupes ; 3 qu’elles sont sûres de ne faire aucun mal.
Les raisons que nous avons exposées nous font croire, au contraire, que ces Sociétés ne font que fort peu de bien, car, à part certaines d’entre elles qui sont spéciales, elles ne s'adressent qu’aux individus les moins méritants ; qu’elles sont dupes, parce qu’elles ne peuvent exercer aucun contrôle sérieux sur le travailleur ; et, de plus, qu’elles peuvent même faire du mal, parce qu’elles exercent unc concurrence déloyale, car elles travaillent à perte dans certaines branches de la production.
On ne peut ainsi prononcer la déchéance de certaines industries même pour accomplir une œuvre d’assistance.
A part l'assistance, que reste-t-il pour lutter contre le chômage? Depuis ces dernières années l’on parait se tourner vers l'assurance qui respecte la dignité humaine la plus susceptible, car elle relève du grand principe de la prévoyance.