COMPTE DES DÉPENSES
Exercice 1896-97 | - EXERCICE 1897-98 = EE A CR RS = Marks Francs Marks Francs $ HPALS ER es 9 727 00! 3 408 75| 53 | 2 340 23925 40 Indemnités...... 2 355 00| 2 943 75| 57 | 3 485 4 356 60 Restitution aux membres décé- DÉS ST re 6 50 8 10 5 088 50] 6 062 00
Relativement aux indemnités, les cotisations des assurés ont été
dans le rapport de 42 ©}, pendant le premier exercice et 63 0/, pendant le deuxième (1).
L'institution a reçu un accueil très favorable auprès du public et s’est trouvée à la tête d’un capital important par suite de la forte subvention communale (31.000 fr.), et de la participation de nombreux membres honoraires ; mais encore ici les ouvriers n’ont montré aucun empressement. Le premier exercice a compté 132 assurés, le second 236, alors que, pendant l’année 1890, on avait compté 8.850 ouvriers sans travail à Cologne, avec une durée moyenne de chômage de 17 semaines.
Le président donne dans son rapport les explications suivantes de ces résultats : « Dans les dernières années qui précédèrent l'inauguration, dit-il, le chômage, en raison de la douceur extraordinaire de l'hiver, s'était peu développé. Cette circonstance, la nouveauté de la chose, l'interprétation erronée des dispositions, l’effort d’un parti pour entretenir la méfiance vis-à-vis de la Caisse, enfin la durée écourtée du premier exercice, eurent cette conséquence, que le nombre des inscriptions resta dans de très modestes limites. L'administration croit pourtant devoir se reposer sur le temps pour dissiper, par la force des choses, les idées fausses et la méfiance sans fondement. L’atti-
(1) Extraits des rapports des exercices 96-97 et 97-98 publiés par la Stadtkælnische Versicherung kasse gegen Arbeitslosigkeit in Winter, que le directeur a eu l’extrême obligeance de nous communiquer.
tude des ouvriers s’est déjà bien modifiée, depuis qu'ils ont pu apprécier les bienfaits de l'institution et qu'ils ont vu les assurés pourvus de bonnes places ou de larges indemnités. En réalité, nous ne doutons pas que la suite de l’expérience n'apporte la preuve que l'assurance contre le chômage, telle qu’elle est apparue pour la première fois en Allemagne, se révélera dans l'avenir comme une œuvre entièrement bienfaisante. » D'autre part, nous trouvons l'appréciation suivante dans le rapport du trésorier : « Si peu d’ouvriers se sont affiliés à la Caisse, celle-ci est maintenant avantageusementconnue. L'ouvrier prévoyantsaitaujourd’hui que la faculté lui est donnée, au moyen de cotisations minimes payées pendant l’époque du travail, de se protéger pour l’hiver, lui et sa famille, contre les suites du manque de travail et de salaire. »
La Journal de Cologne, de son côté, est plein de confiance : « La puissance bienfaisante de la Caisse est de plus en plus reconnue et les ouvriers de saison qui ont négligé de s’y faire inscrire en éprouvent un grand regret. On peut compter avec certitude que le nouvel exercice verra se produire une affiliation beaucoup plus importante. »
La commission cherche à améliorer les statuts pour faciliter encore les adhésions.
Pendant le premier exercice, 72 1/, des assurés ont dû recourir à la Caisse ; 64 °/,; pendant le deuxième; c'est donc parmi la population la plus sujette au chômage que se sont recrutés les adhérents. Le manque absolu de classification semble indiquer qu’elle n’a
LONG CE cherché qu’à s’adresser aux ouvriers appartenant aux professions les plus menacées.
Les assurés en majorité sont des ouvriers de saison ou des manœuvres. Parmi ceux qui s’intitulent ouvriers, il est probable qu'un assez grand nombre sont encore en réalité des manœuvres plus spécialement attachés à une profession. Il a été difficile en général de placer les chômeurs, surtout les ouvriers ayant une profession déterminée les patrons les refusaient comme manœuvres dans la crainte qu’ils ne reprissent du travail dans leur profession dès qu’ils le pourraient.
La statistique fournie par la Caisse fait voir combien le chômage varie selon les métiers. Toutefois, l’assurance étant facultative, on ne peut guère tirer de conclusion de ces données, car il se peut que pour certaines professions on n’ait compté comme assurés que les plus mauvais éléments; en outre, le nombre de ces assurés est beaucoup trop faible pour qu’on puisse considérer ces résultats comme des bases sérieuses de statistiques.