‹ L'Assurance-Invalidité: Contributions Statistiques et Financières et L'Expérience de l'Alsace et de la LorraineChapitre 66 sur 69 · PET · texte numérisé non relu

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hypothèque et jusqu’à 70 % de la valeur du terrain et de la construction, à un taux de 3 à 3 1/2 %, dont on réservait r % pour l’amortissement. En 1919, l'Institut voulut élargir son activité et notamment venir en aide aux familles nombreuses qui trouvaient difficilement à se loger ; il prévoyait la constitution d’un fonds de réserve à cet effet, la réduction à 1/2 % de l’amortissement pendant les 10 premières années et l’augmentation du prêt jusqu’à 90 % de la valeur du terrain et de la construction. Ge projet a été délaissé en attendant que toute la fortune del'Institut soit valorisée. C'est alers que furent introduites en 1922 en Alsace les lois françaises de 1906 et 1908 qui prévoyaient le concours de l'Etat pour les habitations à bon marché; l’activité de l’Institut ne s'en trouva pas ralenti, car le législateur français avait établi des prix limités pour les cons-

tructions,prix qui étaient vite dépassés, dans les grandes villes surtout, par suite de l'augmentation générale de la vie: il en résulta que les intéressés préférèrent la plupart du temps recourir 4 l'Institut, qui ne prescrivit pas de prix maxima et qui

put ainsi continuer sa politique sociale si efficace. Le taux de

ces placements étant sensiblement réduit, il en résulte forcé-

ment pour l’Institut une perte d'intérêts qui est à mettre sur le

même pied que ses dépenses pour mesures d'hygiène sociale.

C'est ce motit même qui lui impose des limites ; néanmoins en

1928, 3 millions et demi de francs ont encore été prêtés à taux

réduit, :

On pourrait s'étonner que l’Institut affecte des sommes aussi importantes (1) pour les œuvres sociales et les traitements curatifs, au lieu de les consacrer à augmenter le taux des pensions qui n’atteint pas encore celui de 1914. Le pourcentage des cotisations dépensées à ceteflet étaitpour l’Assurance de,13en

r. Aux chiffres de l’Institut proprement dit il faudrait ajouter ceux de la Caisse des Pensions, dont l’activité sociale a suivi, dans son ènsemble un développement analogue ; les dépenses pour traitements curatifs qui ne s’élevaient qu’à 42.661 M. en 1913, augmentaient rapidement, surtout après la réforme de 1920, jusqu’à 487.062 francs en 1923. La Caisse possède son propre sanatorium à Munster, mais n’accorde aucune subvention pour œuvres de prévoyance sociale. À partir de 1925 naturellement, ces chiffres révèlent une diminution notable.Le pourcentage des cotisations dépensées à cet effet était de 11,7 en 1921, de 12,1 en 1923 et de 14,5 % en 1924 ; en 1925, par suite de la diminution des recettes, il s’est même élevé à 34,32 %. :

1921, de 10, 90 en 1925 et de 13,15 en 1926. Mais cette attitude était non seulement justifiée, mais nécessitée par les circonstances d’après-guerre. Et si dans les provinces recouvrées la mortalité infantile est inférieure à la moyenne de la France (8, 8 % contre 9,6), ainsi que la mortalité générale (139 pour. 10.000 habitants dans le Haut-Rhin, 148 dans le Bas-Rhin, 151 dans la Moselle, contre 181 en moyenne), cela tient en partie à l’activité des Assurances Sociales.

+ On peut donc dire que ni la perte d'une partie de sa fortune par suite de la faillite allemande, ni les difficultés financières de toutes sortes n’ont empêché l’Institut de Strasbourg de continuer son œuvre sociale et même de la développer dans des proportions supérieures à celles d’avant-guerre.

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