RÉSUMÉ
En jetant un coup d'œil rétrospectif sur les pages précédentes, nous voyons comment à chaque pas nous trouvons une raison de plus pour identifier ces deux affections.
Déjà dans le premier chapitre nous avons noté des manifestations symptomatiques semblables en tous points, plus loin nous relevons les mêmes facteurs dominés par les mêmes influences, enfin l’identité des causes et des effets nous a permis d’édifier une théorie unique.
C’est donc avec raison que nous avons pu dire que le coryza spasmodique pouvait éclaircir la nature de l’asthme des foins. Le mode d'apparition de ces accidents dont la relation avec les agents causaux est si manifeste, nous met sur la voie de l’origine réflexe des phénomènes, constatant que la diversité des causes peut produire des effets identiques, nous en concluons que l’asthme des foins reste semblable à lui-même, quelles que soient les influences causales dont il dépend.
L'influence des causes extérieures bien démontrée, le mécanisme des faits bien établi, il est facile de voir que les deux affections ne diflèrent pas; que si l’une est périodique l’autre irrégulière, c’est que les agents causaux sont soumis aux lois de la pério-
dicité dans le premier cas et apparaissent sans régularité dans le second. |
Qu'importe la nature de la cause excitante, qu’importe le moment de son apparition, les phénomènes conserveront toujours leur signification et leur valeur. |
‘On voit combien nous sommes éloigné de la théorie qui niant l'influence des causes extérieures dans la production des phénomènes, considère ceux-ci comme la manifestation d’un état dyscrasique, d’une réaction de l'organisme, comme une crise aiguë ét périodique d’une maladie latente et continue. Il nous paraît plutôt qu'il n’y a pas de maladie au vrai sens du mot mais seulement dans les deux cas un ensemble de phénomènes réflexes produits ou entretenus par des circonstances extérieures qui leur impriment leurs caractères de durée, d'intensité et de périodicité.
Il serait préférable d'abandonner les anciennes dénominations, même celle d’asthme des foins que nous avons employée comme étant la plus universellement admise, et de ranger les deux ordres de phénomènes sous une seule. La dénomination de rhino-bronchite ou de coryza spasmodique (Guéneau de Mussy) pourrait servir à désigner tous ces phénomènes de même nature, on distinguerait seule-
ment une forme périodique et une forme irrégulière.
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