‹ L'Asthme des Foins et le Coryza SpasmodiqueChapitre 15 sur 17 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Oss. I. — M. Doull.. de Châlons-sur-Saône, 41 ans, rentier.

Se présente chez le D' Garel le 8 juin 1888. — Dyspeptique.

Depuis de nombreuses années est atteint régulièrement à chaque printemps au mois de mai de hay-fever. Cette régularité n'a fait défaut qu’une année. Pendant toute la durée du printemps est sujet à des accès spasmodiques qui disparaissent et reviennent sans régularité. La fumée, les poussières, le soleil, le chemin de fer augmentent leur intensité.

Symplômes objectifs. — Nuls.

Trailement. — Cautérisation des deux cornets inférieurs qui ne sont cependant nullement hypertrophiés.

Quelques jours après cette cautérisation amélioration considérable. La sécrétion nasale a repris ses caractères de viscosité et de consistance normaux. À eu seulement un petit accès en juillet avec une coupe de foins en retard.

3 juin 1889, — L'accès a reparu depuis douze jours environ (20 mai). |

Molinié 9

Nouvelle cautérisation et pulvérisation de vaseline liquide. Le malade écrit au mois d'août « votre médication du coryza des foins regardé comme incurable par beaucoup de médecins, paraît avoir abouti de manière à faire espérer une guérison complète. »

19 mai 1890. — Nouvel accès depuis cinq jours, mais bien moins violent que les années précédentes.

Nouvelles cautérisations et pulvérisations de vaseline au salol.

Mai 1891. — Le malade présente des accès de coryza comme avortés. C’est une forme fruste. Depuis qu’il est en traitement, son coryza s'atténue d'année en année. Les pulvérisations de vaseline liquide sont considérées comme ayant une influence très avantageuse sur son état.

En résumé, le traitement arrête les accès en cours d'évolution

et atténue leur intensité pour la saison suivante.

Oss. II. — Mlle S..., 20 ans, très nerveuse.

La mère éfail sujelle à l’asthme des foins. Chez la malade les premières atteintes remontent à six ans. Depuis réapparition régulière du 15 au 25 mai.

Le matin éternuements fréquents, cuisson oculaire, larmoiement, puis toux bronchique et oppression. Il existe une période prodromique de huit jours pendant laquelle l'intensité de ces symptômes est peu considérable. La quinzaine suivante le coryza est en pleine intensité, puis période de déclin pendant laquelle les symptômes s'atténuent, la toux et l'expectoration durent encore quelques semaines.

À essayé d'arrêter les accès par des changements de résidence. Les voyages et le soleil les font reparaître. Le séjour en Palestine fut très favorable, car malgré une température très chaude la malade r’eut que deux accès vers la mer morte. A Jérusalem, immunité complète. En pleine mer également.

Dans le midi (Hyères), pas de crises, et les fleurs ont pu être

respirées sans inconvénient, tandis qu'à Saint-Etienne le moindre parfum fait reparaître les crises. Les allitudes ont parfailemeny réussi. En cela elle ressemble à sa mère qui était également à l'abri des crises sur les hauteurs mais qui était violemment atteinte sur les bords de la mer.

Les saisons d’eaux minérales (Mont-Dore) n'ont produit aucun résultat. |

Symplômes objectifs. — Déviation de la cloison à gauche. Destruction de la cloison par électrolyse. Cautérisation des cornets inférieurs et moyens. | PRE fer à | Insuccès complel. |

Os. III. — Mme Len..., de Chambéry, 35 ans.

Issue d'arthritiques, est elle-même attéinte de rhumatisme et a ressenti quelques accès de goutte. Après ses couches a été atteinte de phlébite pendant l'allaitement. | = Dans le courant de cette année a eu l’influenza. Cette maladie

a eu chez elle comme complication un degré assez avancé d’asphyxie locale des trois premiers doigts de la main gauche. La circulation est rétablie mais la sensibilité n’a pas repris toute son acuité et le sens du tact toute sa finesse. Très nerveuse.

Chez elle les accès de coryza des foins datent de 1% ans, Ils apparaissent tous les ans vers le 15 mai, présentent léur caractère habituel etaugmentent graduellement d'intensité. De plus ils secompliquent de crises d'asthme, d’oppression us le sommeil et interdisant l'usage du corset.

La cause provocatrice des accès paraît être variable, le soleil et le chémin de fer paraissent jouer un grand rôle.

Vient consulter en pleine période d’accès.

© Symplôme objectif. — Hypertrophie du cornetinférieur gauche arrivant au contact de la cloison.

Emphysèmé pulmonaire.

Traitement. — Faradisätion des doigts,

Galvano- -Caustique des ne cornets aie particulièrement du côté hypertrophié. aa Revient le 13 juin très améliorée, une Rouvelle cautérisation fait disparaître les symptômes pour toute la saison. L'année suivante les accès reparaissent avec une intensité moindre. Les cautérisations parviennent à les faire cesser. Elle

vient l'été suivantse faire faire des cautérisations préventives.

O8s. IV. — M. Bon.…., 17 ans 1/2.

Parents arthritiques. Le père était atteint des mêmes troubles.

Chez lui l'accès de coryza des foins a commencé à l'age de 7 ans. Pendant le printemps il est sujet à des accès mais pas dans les saisons froides, ces accès apparaissent sous des causes très diverses. Le séjour à la campagne est susceptible deles produire. Pendant la saison chaude il lui suffit d'entrer dans une grange contenant du foin pour les voir reparaître. La pluie calme les accès.

L'odeur du tabac sans produire des accès les aggrave et même en dehors de la saison estivale la fumée chaude amène presque instantanément une obstruction nasale.

Symplôme objectif. — Présente un gonflement des deux cornets inférieurs. |

Galvano-caustique bilatérale.

Pulvérisations de vaseline 29 mai 1890.

29 mai. — Le résultat immédiat est favorable. Depuis la cautérisation n’a pas eu d’accès.

I] lui a été possible de se promener librement au milieu des foins.

2 juin 1891. — Le 7 maiest ailé à la campagne. Le séjour a provoqué presque immédiatement un accès. Depuis cette époque le coryza des foins a reparu avec ses caractères habituels mais très atténués. Fait les remarques suivantes : l'atmosphère chaude

produit immédiatement une obstruction bilatérale. Il lui suffit

d’entrer dans une chambre chauffée pour prendre un accès, si la température est élevée graduellement il ne se produit rien. |

On fait de nouvelles cautérisations qui amènent un résultat excellent. #5

O8s. V. — 11 juin 1892. — M. Boy... 17 ans.

Diphtérie à 8 ans. Pleurésie plus tard, puis scarlatine ea 1891. Ictère simple à plusieurs reprises.

L'’asthme des foins a depuis lieu en 1890. Peu intense cette année-là il a augmenté l’année suivante pour augmenter encore en 1892. |

La période d'accès est assez longue, elle dure plusieurs mois, début vers le milieu d’avril, les accès se prolongent jusqu'en septembre, cette année ils sont très fréquents. Parmi les causes provocatrices citons le chemin de fer, le passage du soleil à l’ombre et réciproquement de l’ombre au soleil. Retour assez régulier des éternuements le matin au réveil, à une heure en entrant au Lycée et le soir à la lumière. |

Symplômes objectifs. — Légère tuméfaction . cornets.

Traitement. — Cautérisation galvanique.

Pulvérisations d’huile de vaseline. Prises de cocaïne. |

Juillet 1892. — Dès le lendemain de la cautérisation des cornets, il y a eu cessalion subile des symplômes. Depuis il lui a été possible de faire une course de 30 kilomètres en bicyclette, au grand soleil et sur une route poussiéreuse. Il n’a ressenti qu’un seul accès. 2

6 mai 1893. — Le coryza des foins a apparu cette année LE ai t mai après une course en bicyclette par un vent très fort, En venant le chemin de fer l’a fortzment éprouvé. Nouvelle cautérisation.

Le traitement amène une suppression des crises pour toute la

saison.

UE

Os. VI. — 12 juin. — M. l'abbé P..., 45 ans. Chartreux.

Rhumatisme chez les ascendants, a une sœur atteinte de coryza spasmodique. MES AUS

La date du début remonte à une quinzaine d'années. C'est surtout fin mai ou début de juin qu’apparaissent les accès. L2 séjour aux champs est la cause la plus habituelle. Mais les accès les plus violents ont liéu en chemin de fer. Celui-ci n’agit que pendant la période estivale. Il cite des accès survenus en montant dans le train durant tout le long du voyage et cessant à l’arrivée. Le chemin de fer les produit avec une régularité mathématique, autant

de voyages autant d'accès. Détail curieux, il a remarqué que l’in-

tensité des accès est en rapport avec la vitesse du train en mar-

che. ;

Si le wagon est surchauffé accès instantané. Le soleil suffit à lui seul à les produire. Mais nulle influence n’est aussi puissante que le chemin de fer.

Le temps pluvieux amène une amélioration, les accès s'atténuent ou disparaissent. |

En outre des symptômes observés habituellement, il éprouve des démangeaisons du conduit auditif externe.

Les fosses nasales ont leur aspect normal. Traitement. Cautérisation galvanique des deux cornets inférieurs. Pulvérisation de vaseline au salol.

15 juin. — Depuis la cautérisation grande amélioration, suppression des éternuements. Mais la semaine a été humide.

1 juillet, — Depuis la deuxième séance a fait un voyage en

chemin de fer sans être incommodé.

1891. — Réapparition des accès le 6 juin, leur intensité est moindre que les années précédentes. :

Nouvelle séance de cautérisations après laquelle il existe quelques rares éternuements, malgré une température sénégalienne, le

vent et la poussière.

RES en PE

O8s. VIT. — 16 avril 1889. — Mme Ch, 458 ans.

Depuis plus de 20 ans est sujette au coryza des foins, qui reparait régulièrement tous les ans. Depuis 10 ans les accès sont beaucoup plus violents et d’une plus longue durée (3 mois quelquefois). La crise débute par du larmoiement, puis les symptômes nasaux surviennént (Eternuements, rhinorrhée). C'est vers le milieu du mois de mai que débutent les accès. Pendant toute la période de l'été la malade est sujette à des crises à toute occasion et dans toutes les circonstances. Les déplacements n’ont pas d eu d'influence heureuse. A la ville, à la campagne dans le midi, dans le nord, les accès reparaissent. Elle en est réduite à garder le lit pendant toute la période estivale.

Symplômes objectifs. — Nuls.

Traitement. — Galvano-caustique superficiel. Poudre d'acide borique à priser.

1890. — La malade revient pour se faire cautériser avant la période des accès. Mais ce traitement préventif est absolument sans résultat. ,

Insuccès complet.

Os. VIII, — Mile Oh... 16 ans.

L’asthme des foins a débuté il y a un an.

La relation entre les foins et l’apparition du coryza paraît bien nette dans ce cas, la malade a eu une seconde reprise de l’affec-

tion en août 1887 à la deuxième coupe des foins.

Cette année-ci les symptômes ont débuté il ya un mois (premiers jours de mai). Quittant l’habitation de la ville pour aller à la campagne, le larmoiement et les éternuements sont survenus 10 minutes à peine le début de la promenade dans les champs. Le nez est congestionné, la rhinorrhée dure quelquefois 2 heures

avec une grande abondance.

Symplômes objectifs. — Hypertrophie, extrémité antérieure, cornet inférieur dro't.

Trailement. — Cautérisation galvanique intra-nasale spécialement à droite. Prises de cocaïne o, 30/10 et reniflements d’eau de cologne pure.

15 jours après légère amélioration qui peut être attribuée à la diminution des chaleurs.

Nouvelle cautérisation.

+ Revue 1$ jours après. Tous les symptômes sont arrêtés, la

guérison est complète. N'a pas été revue l’année suivante.

O8s. IX. — Me de Poiv..., 30 ans. |

Le père est atteint d'asthme des foins depuis 6 à 7 ans.

Rougeole ily a7 ans. Depuis cette époque est sujette au : rhume des foins. |

Les accès débutent généralement au commencement de mai et finissent à la fin de juin. Pendant toute cette période est sensible aux causes diverses, le séjour au soleil, le voyage en chemin de fer, la poussière des appartements, l'odeur des fleurs provoquent des crises.

A l’époque de sa congestion pulmonaire qui coïncidait avec la

période de coryza a eu tous les symplômes allénués maïs pendant toute la saison a gardé la chambre.

Depuis quelques années complication d'asthme.

Symplômes objectifs. — Respiration un peu rude au sommet droit.

Les fosses nasales sont normales.

Trailement. — Cautérisation galvanique intra-nasale. A la suite de ce traitement le coryza a été arrêté subitement pendant dix jours. La malade pouvait impunément s’exposer au

soleil et aux influences irritantes. Mais après dix jours les accès

sont revenus avec l'intensité des années précédentes, surtout les crises d’asthme..

28 avril 1891. — Nouvelle cautérisation et pulvérisation au salol.

15 mai. — Depuis la dernière séance n’a rien éprouvé sauf

quelques petits éternuements en descendant de wagon.

Nouvelle cautérisation, Excellent résultat.

O8s. X. — 30 mai 1892. — M. de Me... 35 ans. SPA

Début à l’âge de 1$ ans. Les troubles secrétoires du nez dominaient. « Son nez coulait comme une fontaine ». Depuis les yeux ont été atteints. C’est pendant la période estivale que les symptômes apparaissent.

Le passage du soleil à l'ombre et vice-versa produit un accès dont la durée varie entre 1/4 d’heure et une heure de chemin de fer.

Cette année de chaleur très précoce l'affection a débuté le 10 mai, Les premières années il y avait prédominance du catarrhe oculaire, cette année celui-ci est un peu atténué, il y a de la douleur de gorge et des démangeaisons auriculaires.

Sympiômes objeclifs. — Hypertrophie flasque des cornets inférieurs.

Galvanisation caustique-nasale. Les troubles disparaissent ; le malade revient l'année suivante et la cautérisation supprime les accès pour toute la saison.

O8s. XI. — 23 mai 1892. — M. Mag.…., 35 ans.

Esf sujet au coryza en toute saison depuis 3 ans avec exacerbation très marquée au mois de juin et à l'automne, l’humidité, le soleil, les changements brusques de température font éclore les accès. Le voisinage du foin les produit également. Les

symptômes consistent surtout dans de l’obstruction et de l’écoule-

Molinié 10

re Lee

ment nasal douloureux. Les yeux sont injectés depuis cette année seulement.

Symptômes objectifs. — Nuls. L

Traitement. — Cautérisation galvanique des deux cornets inférieurs. | - Résultat très satisfaisant pendant toute la saison.

Revu l’année suivante, traité de la même façon, les eflets sont

identiques.

O8s. XII. — M. Fr..., 20 ans.

Grand’père diabétique.

Mère a du rhumatisme articulaire.

Se plaint de ressentir depuis un mois du chatouillement dans le nez qui entraîne de l'éternuement et de l’hypersécrétion nasale. Les mêmes symptômes ont apparu l’année dernière à la même époque, avec surtout éternuements plus marqués. Le soleil ne produit rien. Le séjour aux champs est possible et l’usage de‘la bicyclette également. Seulement il se produit régulièrement, à chaque course, une sensation de cuisson dans les yeux quelques minutes après le départ. Le passage d’un endroit chaud à un endroit froid produit l’éternuement. à

Symplômes. — Cornets normaux.

Trailement. — Cautérisations galvaniques.

19 juin. — Les éternuement sont moins fréquents. Nouvelle séance galvanique bilobée.

29 juin. — Amélioration très considérable, disparition de tous

les symptômes.

Oss. XIII. — M. Couvert, 9 ans.

Père asthmatique.

Scarlatine en 1891.

En 1892, fit la remarque que des accès d’éternuement, lar-

moiement et d’obstruction nasale, survenaient après qu'il s'était roulé dans les foins. Se rappela qu’il en avait été de même en 1891. j . au

C’est pendant l'été qu'ils surviennent, mais en dehors de cette saison prend des accès de coryza aigu dans le voisinage des moulins. Son père prenait des accès d’asthme dans les mêmes circonstances. Ft. FE OENE) ;

Cette année, a eu son premier accès pendant la première quinzaine d’avril, après un séjour assez prolongé sous un bouleau pleureur. Le soleil les fait reparaître. |

Symptôme objectif. Hypertrophie moyenne des deux cornets inférieurs. |

Traitement local. — Galvano-caustique nasale,

1 juin. — Depuis la dernière séance, amélioration notable.

Oss. XIV. — Mme B..., 44 ans.

La malade accuse un coryza dont le début remonte à deux ans. Elle mouche constamment une sécrétion épaisse très abondante, localisée à la narine gauche.

De plus au mois de mai pendant son séjour à la campagne, est prise d’accès aigus avec larmoiement.

Symplômes objectifs. — Hypertrophie polypoïde de l'extrémité antérieure du cornet moyen du côté gauche. x

Trailement.— Galvano-caustie des cornets inférieurs et moyens. Quelques jours après, ablation à l’anse galvanique de l’extrémité antérieure du cornet moyen gauche. |

Au mois de mai 1888, en s’occupant de jardinage, prend des accès aigus. Le petit jardin est entouré de foin. A chaque visite de l’enclos prend un accès qu’il est rationnel d'attribuer au voisinage du foin.

Les cautérisations amènent une amélioration qui ne se maintient

pas.

OBs. XV. — Mme Mouz..., 40 ans. Rentière.

Très nerveuse. Se plaint de cracher du sang, d’avoir une sen-

sation de sécheresse et des mucosités dans son naso-pharynx.

Céphalées fréquentes.

Indépendamment de ces symptômes qui sont constants pré-

sente subitement en été des accès de coryza avec sécrétion

liquide très abondante.

Ces accès paraissent avoir pour cause la présence des poussiè-. res de l'atmosphère et surtout la poudre de riz. Elle en a suspendu l’usage. Les fleurs impressionnent désagréablement la malade.

Symplômes objeclifs. — Hypertrophie considérable des deux cornets inférieurs.

Trailement. — Cautérisation galvanique. Ablation de l'extrémité antérieure à l’ansg. à

Avril. — Le cornet inférieur droit est seul hypertrophié. Les symptômes se sont amendés. Les accès d’éternuement ont à peu près disparu, il n’y a plus d’écoulement brusque ni de quintes.

8 juin. — Gudérison complète.

O8s. XVI, — 5 juin 1889. — Mme Fill... rentière, 48 ans.

Le coryza des foins a débuté à lPâge de 17 ans. Il reparaît régulièrement tous les étés depuis cette époque, vers la fin avril ou le commencement de mai. Depuis 4 ans se complique de symptômes bronchiques. ‘

Symptômes objectifs. — Nuls.

Traitement. — Galvano-caustique nasale. Résultat inconnu.

Os. XVII. — 19 juin 1889. — M... P..., 37 ans.

Accuse des douleurs vives à l'anus qui sont dues à une fissure.

Son coryza des foins a débuté il y a $ ans. Il apparaît réguliè-

rement le 1$ mai. Aux symptômes habituels viennent se joindre

\ ARE des complications bronchiques, de l’expectoration et de l’oppression. | L'examen des poumons dénote de l'emphysème.

Symplômes objeclifs. — Fosses nasales normales. Traitement. — Cautérisation des cornets.

Résultat inconnu.

Oss. XVIII, Cade EF}; ; sans.

Début de l’affection il y a plusieurs années.

Chaque printemps amène un accès de coryza, qui coïncide régulièrement avec l’époque de l’éclosion des roses.

Le séjour au grand soleil, ainsi que les voyages en chemin de fer, exagèrent l'intensité des symptômes.

Au moment où la malade se présente, le coryza dure depuis: déjà un mois, le nez est rouge, volumineux, les yeux injectés et larmoyants.

Symplômes objectifs. — Nuls.

Trailement.— Cautérisation galvanique intra-nasale. Une seule séance suffit pour arrêler immédialement le coryza qui n’a plus

reparu depuis.

O8. XIX. — 23 mai 1889e— M, Ray..., 11 ans et demi.

La respiration nasale est très gênée, la moindre variation de température entraîne une angine considérable gênant fortement la déglutition.

En mai 1888 présenta le premier accès de coryza des foins. Le séjour à la campagne en fut le point de départ.

Symplômes objectifs. — Hypertrophie amygdalienne. Végétations adénoïdes. |

Trailement. — Cautérisations amygdaliennes. Extraction des

végétations.

Re RER Cetraitement influe sur les troubles de la respiration nasale mais nullement sur les accès spasmodiques de coryza. | En mai 1889. — Nouveaux accès.

En 1890, pendant toute la période, ne peut traverser le jardin sans s’exposer à être repris par ses crises. À peine est-il au Pare depuis un quart d'heure que les éternuements et la rhinorrhée, le

catarrhe oculo-nasal apparaissent.

Os. XX. — 10 juin 1890.— M"° Fos Age 40 aûs? Bijoutière.

Début il y a 4 ans. Les symptômes sont l’éternuement, l’écou lement nasal et le larmoiement. Quelquefois céphalées. Crises d’étouffement et sifflements de la poitrine,

Les promenades au champ sont funestes.

Symplômes objeclifs:—Pas d’ Dre des cornets. Cavités normales.

Trailement. — Galvano-caustique nasale. pui 19 juin. — Amélioration considérable, quelques petits accès d'éternuements.

Il a été possible d’aller à la campagne sans prendre d'accès.

14 mai 1891, — Cette année le coryza des foins a débuté le 10 mai pendant une promenade à la campagne dans un enclos rempli de fourrages.

Depuisaccès d'éternuements et de rhinorrhée séreuse abondante, avec sensation de gravier dans les yeux. Les éternuements apparaissent surtout le matin avec le changement d’atmosphère galvano-caustique. Pulvérisation de vaseline au salol et prises de cocaïne.

27 mai. — Depuis la dernière séance a pris un seul accès à la campagne un jour où elle avait supprimé les pulvérisations. Cette année n’a pas eu un seul accès violent. Il est vrai que l'année est

pluvieuse. Nouvelle cautérisation bilatérale.

Lu.

Malgré un long voyage il ne s’est pas produit d’ éternuements. Elle a pualler sans être incommodée à Genève, à Aix-les-Bains.

O8s. XXI. — 8 juin 1889. — M. Mart..., 24 ans.

A eu la diphtérie 6 ans. Depuis est sujet à des angines.

Le coryza des foins a débuté chez lui il y a 14 ans environ. Il reparaît tous les ans vers la fin du mois de mai ou la première semaine de juin. Les crises sont exaspérées par la présence du foin, et détail curieux, le foin sec entassé dans un grenier suffit à faire reparaître les accès. L’exposition au soleil les exagère ou les fait naître subitement.

-Le coryza a débuté cette annéz le 25 mai.

Symptômes objeclifs. — Léger gonflement, fosse <oMT droite.

Traitement. — Gautérisation galvanique des cornets.

1° juillet 1889. — La cautérisation a arrêté le coryza des foins.

Os. XXII. — M. S..., 35 ans, rentier.

Début il y a 12 à 14 ans. C'est pendant le mois d’avril ou de mai qu’apparaissent les symptômes à peu près permanents pendant une période de 3 mois. Ils apparaissent sous l'influence du passage d’un endroit froid à un endroit chaud et réciproquement. Le soleil et les fleurs n’ont pas d'influence nocive. Mais en revanche le voisinage du chemin de fer et les voyages produisent des accès d’une grande violence. Pendant la période de mai est obligé de faire un voyage à Paris, qui est invariablement accompagné de tous les symptômes du coryza des foins. Tout repos, tout sommeil est impossible, tandis qu'en dehors de cette période estivale il peut dormir tranquillement tout le long du voyage.

Symplômes objectifs. — Nuls. Cautérisations nasales. Pas

revu.

OBs. XXIITI. — 27 mai 18v1. — Me B..., 28 ans.

Le coryza reparaît régulièrement tous les ans depuis 10 à 12 ans. Il apparaît du 13 au 20 mai, Cette année il a débuté le 25. Le grand air, la campagne, le soleil sont les causes habtiuelles des accès. Le chemin de fer est également très sensible. Jamais

“de propagation aux bronches.

Symplômes objectifs. — Hypert rophie du cornet inférieur gauche. Déviation de la cloison à droite.

Traitement. — Cautérisations Galvaniques.

Après la première séance de cautérisation, il se produit une disparilion complèle de tous les symplômes.

L’année suivante vient pour se faire cautériser afin de préve-

nir le retour des accès.

Oss. XXIV.— 17 février 1891. — M'° R..., 21 ans.

Est sujette à des accès paroxystiques qui débutent fin mai ou commencement avril. Ils sont influencés par le chemin de fer et le soleil. Le séjour à Arcachon est seul susceptible de les faire disparaître.

A un oncle qui prend des accès d'asthme très pénibles en respirant l’odeur de farine de lin.

Sa sœur voit apparaître des papules érythémateuses à la suite d'application de la farine de lin sur les téguments.

Hypertrophie légère du cornet inférieur droit. Sténose du côté gauche due à la déviation de la cloison et hypertrophie des cor-

nets. Pas revue.

Ogs. XX V,. — 24 juin 1891. — M. Bouch..., 4$ ans.

Frère atteint de la mème affection. Est sujet aux accès depuis $s ou 6 ans. Le mois de juin est l’époque de prédilection. Le chemin de fer et le soleil font reparaître les accès.

Symplômes objectifs. — Papillome de la luette.

ane y Er Polypes de la narine droite.

Obstruction à gauche des choanes par suite d’hypertrophie postérieure du cornet inférieur. ( Opéré de ces polypes. Abiation de son extrémité postérieure.

Grande amélioration.

Oss. XX VI. — 14 juin 1890. — M. Char..., 17 ans.

Début il ya $ ans. Les symptômes nasaux sont atténués. Les symptômes bronchiques prédominent au contraire.

Emphysème pulmonaire.

Symplômes objectifs. — Nuls.

Pas de cautérisation. Simples pulvérisations de vaseline au salol.

O8s. XX VII. — 21 septembre 1888. — Père Pat..., 35 ans.

Dès l'enfance, a ressenti les symptômes du coryza des foins. Ils débutent au mois de mai et finissent au mois de juin, pendant tout le reste de l’année, n’existent plus.

Symptôme objeclif. — Hypertrophie du cornet inférieur droit qui vient au contact de la cloison.

Trailement. — Cautérisation des cornets.

Résultat inconnu.

Os. XX VIII. — 3 juin 1890. — M. Mag, 35 ans. Chef d’escadron.

Est atteint d'asthme des foins depuis l'enfance.

Les accès subits avec crises spasmodiques d’éternuement, de toux et de larmoiement, ont débuté vers le 1$ mai de cette année. L'odeur des foins, les émanations des jardins les produisent. Il lui suffit de traverser le Parc à cheval pour être immédiatement atteint. Le chemin de fer a une action nocive très marquée.

Symptômes objectifs. — Hypertrophie du cornet inférieur droit.

Molinié II

Eperon de la cloison du côté gauche, allant à la rencontre du cornet du même côté. |

Traitement. — Cautérisation des deux cornets inférieurs.

Ablation de l’éperon.

Pulvérisation intra-nasale de vaseline et cocaïne.

7 juin. — Amélioration sensible. La respiration nasale est facile, la démangeaison oculaire moindre. A pu traverser le Parc sans prendre d'accès. : «

17 juin. — L'amélioration du début qui s'était maintenue, a disparu depuis une revue à la pluie.

Os. XXIX. — M. Cur.….., 30 ans, architecte.

Rhumatisant. |

Le coryza des foins a débuté il y a 4 ans. C’est dans les premiers jours de juin qu’apparaissent les symptômes. Ceux-ci consistent en catarrhe nasal et oculaire, accès d’éternuement et de larmoiement. Pas de participation des bronches. Le grand soleil n’a pas d'influence, mais le chemin de fer. Cette année début le 29 mai pendant le séjour à la campagne. Eternuements, céphalées, démangeaison des yeux et des oreilles.

Pas de lésions nasales. La cautérisation des cornets amène

une amélioration qui ne se maintient pas.

O8s. XXX. — M. Ol..., 25 ans.

Le coryza des foins a débuté il y a 6 ans, Le catarrhe d’abord limité aux yeux et aux fosses nasales tend à se propager aux bronches depuis cette année.

Cette année les premiers accès ont paru du 1$ au 2$ mai. Sans connaître la cause immédiate qui les produit a remarqué que le soleil et le chemin de fer les aggravent.

Symplômes objectifs. — A peu près nuls.

Trailement. — Galvano-caust. nasale. Pas revu.

Oss. XXXI. — 30 mai 1890. — Mme de Mont.....,, 48 ans. |

Est atteinte depuis plus de 1$ ans, généralement pendant le mois de juin. Les accès surviennent sous des influences diverses, le chemin de fer les provoque et les aggrave. Le soleil n’a pas d'influence. Cette année a gardé l'appartement et évité ainsi les accès de coryza des foins.

Symplômes objeclifs. — Hypertrophie des deux cornets inférieurs.

Trailement. — Galvano-caustique nasale. Pulvérisation de vaseline. Cocaïne.

Amélioration pendant la journée.

Le succès n'a pas été durable et les accès ont reparu depuis,

chaque année.

O8s. XXXII. — 2 mai 1891. — M. Vaut.…., 30 ans.

Tous les printemps est atteint de coryza spasmodique, mais en dehors de cette période est sujet à des coryzas chroniques. Le chemin de fer augmente les accès.

Hypertrophie des cornets inférieurs.

Traitement. — Cautérisation et ablation à l’anse galvanique d'une portion flottante sous le cornet inférieur droit.

Résultat inconnu.

Oss. XXXIII (résumée). — 1° juin 1890. — M. Car…., AS ans. :

Le soleil et le chemin de fer font reparaître les accès, qui n’ont lieu qu’au mois de mai.

Pas de troubles objectifs.

Cautérisé, pas revu.

Ors. XX XIV (résumée). — M. Curn..., architecte, 38 ans.

Le début de l'affection remonte à dix ans. Les fosses nasales sont normales. Grosses granulations de la paroi postérieure du pharynx.

Traitement. — On cautérise les granulations du pharynx et les cornets. On supprime les accès par ce traitement.

L’année suivante ils reparaissent. Même traitement.

Oss. XXXV (résumée). — 1 octobre 1891. — M... âge 25 ans. Voyageur.

Depuis l’âge de 9 ans est atteint de coryza des foins.

Symptômes objeclifs.— Granulations blanches du voile du palais. Paroi du pharynx rouge et vasculaire.

Trailement. — Galvanisation ponctuée des granulations médianes.

Deux granules de dioscoride.

Résultat assez favorable.

Retour des symptômes l’année suivante.

Os. XXXVI (résumée). — 24 mai 1892. — Dag.…., 18 ans.

Sa mère est atteinte de l'asthme des foins depuis l’enfance. Lui depuis un an seulement. À

Symplômes objeclifs. — Les amygdales sont hypertrophiées.

Déviation de la cloison à gauche.

On redresse la cloison et cautérise les amygdales.

Pas revu.

OBs. XXXVII (résumée). — 2$ octobre 1892. — M. L... Age, 35 ans.

Depuis 3 ans prend des accès de Hay-fever pendant la deuxième quinzaine de mai.

Symplômes objectifs. — Pharyngite granuleuse.

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