SI
Traitement. — Galvano-caustique nasale.
Pas revu. ELEC
Os. XXXVIII (résumée). — Mr° G..., 31 ans, atteinte depuis plusieurs années, régulièrement, au mois de mai.
Hypertrophie des cornets, qui sont cautérisés.
Pas revue. |
Os. XXXIX (résumée). — Mme Jon.…., 40 ans, très ner= veuse. ; e
Accès tous les printemps depuis trois ans. Quelquefois compliqués d'asthme. L’odeur du lys et de la lavande accentue les troubles.
Légère hypertrophie des cornets. Galvano-cautère; Guérisone
Os. XL (résumée). — M. Giv..., 17 ans.
Père et mère rhumatisants.
Début il y a un an. Au mois de mai, le soleil augmente l'intensité des accès. Picotements dans le nez. Cercle violet sous les yeux. Hypertrophie des cornets. Cautérisation. Guérison après
deux séances.
Os. XLI (résumée). — M. R..., 35 ans.
Rhumatismes dans la famille.
Quatre frères sur six ont la même affection et un autre de l'asthme.
Début très ancien. Aggravation depuis dix ans. La chaleur et le soleil font reparaître les crises, l'odeur du poivre: également. S'il entre dans un grenier à foin elles prennent une intensité into-
lérable.
Hypertrophie des cornets inférieurs, Cautérisation. Résultat
inconnu.
Os. XLII (résumée). — M. Bal..., atteint depuis deux ans. Pas de lésions nasales. Cautérisation. Résultat inconnu.
CoRYzZA .SPASMODIQUE.
Nous n'avons cité in extenso que les observations qui présentent quelques particularités, les autres nous auraient entraîné à des redites fastidieuses. Elles n’offrent d'intérêt que pour la statistique, aussi nous sommes-nous contenté de les résumer.
Os. I. — Due à l’obligeance du D' B..., de Saint-Etienne.
“« Dépuis bien des années j'ai du coryza et de la pharyngite granuleuse, mais jamais je n’avais eu d'accès de coryza survenant sans aucun refroidissement, lorsque au commencement de juin 1887, un jour que par une forte chaleur j'avais soufré un treillage de vigne, je fus pris à la tombée de la nuit d’un coryza suraigu. I‘ fut très violent toute la nuit et cessa presque subitement le lendemain vers midi. :
À parür de ce jour-là, toutes les fois que j'allais à la campagne, c’est-à-dire à peu près tous les dimanches, et surtout si je marchais dans les champs, si je chassais, par exemple, j'étais sûr d’avoir vers le soir un pareil accès de coryza avec flux séreux abondant, éternuements violents et répétés, doùleur sourdé au front et derrière la tête.
Pas de fièvre cependant et jamais d'accès : d’asthme. Cela ne durait jamais plus de 24 heures.
Dans la semaine, comme je ne sortais guère de la ville, je ne ressentais absolument rien, et je n’avais de coryza que si je m’enrhumais- par refroidissement, mais alors c’éfait de la rhinite
aiguë, ordinaire, qui durait trois ou quatre jours et qui à la fin
amenait une sécrétion jaune épaisse muco-purulente pendant un certain temps, tandis que dans les accès que le séjour à la campagne me procurait la sécrétion aqueuse limpide très abondante cessait brusquement au bout de 24 heures laissant le nez à peu près sec.
Ces accès de coryza avaient encore pour caractère particulier d'être augmentés par le chemin de fer, le séjour dans un appartement chaud, par le lit, par une application quelconque, une lecture par exemple. J'ai dû souvent le Iundi matin renoncer à voir mes malades, car tout examen un peu attentif avec l’ophtalmoscope particulièrement m’amenait de violentes crises d’éternuement. |
Ce fut vers le 6 novembre que cette année-là j’eus le dernier accès.
L'année suivante j’eus mon premier accès au commencement du mois de juin comme l’année précédente. Je vins à Lyon prier le D: Garel de me faire quelques cautérisations au galvano-cautère sur la muqueuse des cornets. Après ce traitement je pus pendant cet été aller à la campagne sans prendre de coryza. Je n’eus donc cette année d’accès que quand j'allais à la chasse et encore je fis cette remarque qu’une journée de chasse dans la montagne à 6 ou 700 mètres-d’altitude ne me procurait un accès que si la journée avait été très chaude et la fatigue très grande, tandis que dans la plaine du Touz l'accès était certain quelque temps qu’il fit.
Je n’eus aucun accès de coryza pendant les étés de 1890 et 1891. Je pus même à plusieurs reprises accepter de chasser dans la plaine sans avoir d'accès de coryza au retour. Il y avait donc sinon guérison complète au moins une très grande amélioration dans mon état.
« Le 1$ juillet dernier (1892), je n’avais pas encore eu d’accès
de mon coryza des champs ; quand je quittai Saint-Etienne pour
aller à Cannes passer quelques jours sur les bords de la Méditerranée, où malgré de fréquentes promenades dans les environs par une chaleur souvent très forte je n’eus absolument rien du côté de la muqueuse nasale.
« Je vins ensuite à Lyon où sans être beaucoup sorti dela ville cependant, mais à cause peut-être de la chaleur terrible qu'il faisait et de la transpiration constante dont on était baigné, je sentis que je reprenais du coryza. J’éternuais souvent, je mouchais une sécrétion claire muqueuse.
« Depuis lors, pendant les mois d’août et de septembre, j'ai eu -tous les 3 ou 4 jours un accès de coryza avec tous les caractères que j'ai indiqués plus haut, mais ils avaient cela de particulier qu'ils étaient beaucoup plus forts après un séjour à la campagne ou même à Lyon quand il faisait le vent du midi et qu’au lieu de se terminer en moins de 24 heures comme ceux que je prenais dans la plaine du Touz, ils duraient parfois jusqu’à trois jours puis restaient à l’état subaigu, avec crises d’éternuements, de sécrétions et d'obstructions du nez, survenant plusieurs fois dans la journée sans cause appréciable.
« Pendant un séjour de deux semaines que j'ai fait à Paris à la fin du mois d’août cet état de coryza subaigu avec crises d’éter-
nuements disparut complètement, mais il revint à mon relour à Lyon. Le séjour à Lyon paraît donc avoir provoqué puis entretenu cet état nouveau. Pourquoi? c’est difficile à préciser. La grande chaleur qu’il a fait et aussi peut-être les nombreux jardins qui entourent les collines lyonnaises y sont pour quelque chose. Le 22 septembre dernier le D' Garel me fait une cautérisation de tout le bord du cornet inférieur et 1$ jours après une seconde. Ceci mit fin aux accès de coryza avec élernuements violents et sécrétion claire abondante.
« En terminant je signalerai un signe particulier à mon obser-
vation : l'influence de l’altitude. A Saint-Etienne à $50 mètres
jamais de ces accès de coryza suraigus, et ceux que j'avais contracté dans la plaine du Touz disparaissaient en moins de 24 heures. Dans les montagnes environnant Saint-Etienne je puis chasser, courir à travers les champs sans avoir d’accès, quelle chaleur qu’il fasse ; à Lyon (160 mètres d'altitude), par une chaleur exceptionnelle il est vrai, mais sans être allé à la campagne, il s'établit chez moi une sorte d'état chronique avec crises paroxystiques d’éternuements, et sécrétion très abondante, et poussées aiguës durant deux ou trois jours, chaque fois que je vais à la
campagne ou qu’il fait le vent du midi. »
Ogs. II. — Un jeune ouvrier tulliste, 17 ans, se présente un lundi à la clinique laryngoscopique du D' Garel pour des accès d'éternuements qui sont survenus la veille à la suite d’une promenade au champ.
Ses parents sont bien portants, sa mère rhumatisante. Lui n’a jamais eu aucune maladie. Il y a quelques mois il vit survenir pour la première fois ces accès après une partie de campagne avec des camarades.
Lorsqu'il rentre vers 6 heures, les symptômes apparaissent, crises violentes, éternuements, sécrétion nasale, larmoiement, durant la nuit et une partie de la journée. Comme il va seulement le dimanche en dehors de la ville, c’est seulement ce jour-là que lés accès surviennent ; ils ont une régularité mathématique, apparaissent à la même heure et ont une durée toujours semblable. Dans la semaine, il ne sort de son atelier que pour aller chez lui et il n’a que quelques pas à faire.
On lui fait des cautérisations nasales, et pendant un mois environ il peut aller à la campagne impunément ; puis les accès reparaissaient, nouvelles cautérisations qui les atténuent pour un temps variable. I] vient ainsi plusieurs années, à la belle saison se faire faire des cautérisations préventives.
Molinié 12
Ons. III. — M. L..., âge, 26 ans, coiffeur.
Jouit d’une santé parfaite, aucune maladie dans l'enfance ni l'adolescence. Chez les parents et les collatéraux rien de particulier.
Il y a deux ans a été traité pour pharyngite granuleuse.
Au début de cette année a été subitement pris d'éternuements pendant qu’il coiffait. Le retour de ces accès dans les mêmes circonstances a permis d’en découvrir la cause. Il a remarqué qu'ils étaient dus à l’usage de la poudre de riz, plus spécialement lorsqu'elle contenait de l'iris.
En dehors de ces circonstances il va bien, mais se trouve fort gêné pour l'exercice de sa profession. Il lui suffit d’ailleurs de la présence de poudre dans le voisinage sans en faire lui-même usage. Si une dame est poudrée d'avance le premier coup de peigne est le signal de ses accès.
Pendant le carnaval, par suite des exigences du travail, il a eu des accès continuels, avec éternuements spasmodiques, sécrétion nasale profuse et gonflement des conjonctives. Il tâche d’obvier à ces inconvénients en usant de poudre de riz sans iris qu’il supporte plus aisément.
Ces accès ne sont pas influencés par le chemin de fer ni par la température.
L'influence des saisons par elles-mêmes est nulle, elles n’agissent qu'indirectement en lui fournissant l’occasion de coiffer plus ou moins souvent.
Les accès n’ont pas la forme asthmatique. Objectivement il ne présente rien de particulier, à part une légère congestion des cornets. On fait des cautérisations qui n’amènent qu’une améliora-
tion transitoire.
Ogs. IV. — M. Gall..…., âge 30 ans, droguiste. N'’accuse d’autre maladie qu’un coryza chronique dont le début
remonte à dix ans environ.
Le coryza spasmodique est de date plus récente. Au mois de juin 1890, il y a deux ans par conséquent, recevant pour des préparations pharmaceutiques un envoi considérable de Roses de Provins (500 kilogs environ), il fut pris au déballage, bien que ne prenant pas une part directe à cette opération, d'accès d’éternuements, de coryza aigu d’une intensité considérable. Pendant tout le temps qu'a duré la manipulation des roses fraîches les accès se sont. reproduits.
L'année suivante mêmes symptômes à l’occasion de la même cause.
Il remarque que les accès coïncidaient avec l’ablation du pistil et des étamines.
En 1892, il a été obligé d'abandonner le magasin pendant la préparation des roses, tellement il est incommodé par les symptô=" mes signalés.
En dehors de cette circonstance est gêné seulement par le coryza chronique.
Examen. — Les deux cornets inférieurs sont hypertrophiés, la portion postérieure du cornet inférieur gauche est très volumineuse. |
Traitement. — Cautérisation de la muqueuse et ablation à l’anse galvanique de la portion hypertrophiée:
Par ce traitement, les accès sont moins violents. Mais l’amélio-
ration a surtout été pour la rhinite chronique.
Os. V. — M. B..., notaire, 40 ans.
Accès spasmodiques très fréquents, cause inconnue, bronchite emphysémateuse arrivés à un tel degré que sa profession n’a pu être exercée. À son passage à Lyon, chez sa belle-mère, était pris de son coryza avec crises d'asthme bien intense. En cherchant la cause il crut pouvoir l’attribuer à l’odeur de camphre répandue à
profusion dans l’appartement de sa belle-mère.
Traité pendant plusieurs années parle Mont-Dore, l'hydrothérapie, l’iodure et en même temps galvano-caustie des cornets inférieurs. Ceux-ci étant très hypertrophiés amenaient de la sténose de la narine droite ; à tel point qu’à la suite d’une cautérisation il y eût une synéchie d’un côté. Elle fut traitée par la section au galvano et guérie complètement avec l’interposition d’une lame celluloïde pendant une quinzaine de jours.
Très amélioré deses accès. Le traitement local a amené un excellent résultat de son coryza, mais la tendance emphysémateuse persiste.
O8s. VI. — M. G..., droguiste. Age 35. Brun, sec, nerveux. Le D' Garel est appelé en consultation à New-sur-Saône où le malade est en proie à un accès d’asthme très violent chez sa bellemère où sa femme fait ses couches. Bien que les symptômes bronchiques prédominent à ce moment la crise a débuté par les symptômes oculo-nasaux.
La crise a été précédée d’autres analogues dans les mêmes circonstances et dans le même emplacement. Tous ces accidents disparaissaient quand le malade revient à Lyon.
Symptômes objectifs. — Nuls. ù
Entrant chez un pharmacien qui mettait du lycopode en flacon pris des mêmes symptômes séance tenante. Dans cette circonstance et dans une autre, remarqua que ces accidents coïncidaient avec l’usage dela poudre du lycopode chez ses enfants.
En évitant soigneusement la respiration de cette poudre a pu
prévenir le retour des accès.
Ogs. VII. — M. B.., 26 ans, externe de Gap, officier. Est atteint depuis 15 ans d’un coryza spasmodique et périodique revenant assez régulièrement tous les sept jours.
La régularité et l'intensité de l’accès sont plus marqués, surtout
en été. Début par une sensation de chatouillement dans le nez, puis tout le tableau : éternuements, larmoiements, etc. La durée est fixe, 14 heures. Si pendant l'accès le malade s’endort l'accès dure toujours 14 heures pendant l’état de veille.
Les accès viennent dans la journée, le malade les prévoit, si le matin les paupières sont lourdes, les conjonctives injectées. L'écoulement nasal peut être très abondant et provoquer des vomissements. Examen : Les cornets de volume normal ont une couleur rouge-vif. | 5 Traitement. — Galvano-caustie nasale.
Nouvel accès à la date prévue, le traitement jusque-là n’a pas
. été très favorable. Les cautérisations ne sont pas recommencées.
Ogs. VIII. — M°° de Col..., âge 20 ans.
La mère est atteinte tous les étés d’asthme des foins qui remonte à l’enfance. |
Un frère également atteint de coryza spasmodique. Très nerveuse.
A la suite d’une toux qui dura 6 mois fut prise d’enrouement et
de sensation de gêne de la gorge qui l'empêche de chanter.
Depuis cette époque, présente sans cause connue des accès d’éternuements d’obstruction nasale et d’hypersécrétion aqueuse. Ces accès sont très fréquents et apparaissent en toute saison. Les variations brusques de température et les influences atmosphériques ont leur retentissement sur le nombre des accès.
Examen : Granulation de la paroi postérieure du pharynx. Hypertrophie de l’amygdale gauche.
Les cornets sont normaux.
Cautérisation des cornets et des amygdales.
Guérison.
Os. IX. — Mai 1893. — M. R..., âge 32 ans.
Les ascendants présentent diverses manifestations de la diathèse arthritique. DL
Le père et la mère ont eu des attaques de rhumatisme et présentent des nodosités articulaires. CES
Les accès de coryza spasmodique ont débuté à l’âge de 8 ans. Ils se renouvellent sous des influences inconnues à des intervallés très courts. Les saisons n’ont pas d'influence sur leur fréquence ou leur marche. Ils se produisent en hiver aussi bien qu’en été. Mais lé séjour à Vienne (Isère) paraît favoriser leur apparition. C’est tantôt le matin au réveil ou dans la journée qu'on les observe. Quelquefois un choc sur le nez suffit à provoquer un accès avec tous les symptômes habituels (éternuements, écoulement nasal et congestion oculaire). Leur duréeest variable, tantôt de quelques heures, tantôt de 24 et 48 heures.
Symplômes objectifs. — Nuls.
Traité par la cautérisation des cornets.
Pas revu.
Ogs. X — M. Bul.…., âge, 23 ans.
Le père éternue continuellement.
Paraît être de souche arthritique et a présenté déjà des manifestations de la diathèse. A l’âge de 7 ans, a eu du rhumatisme articulaire aigu. À 16 ans, était affligé d’une obésité précoce. Pesant 95 kilogrammes à cet âge, il est parvenu par un régime et une hygiène sévères à maigrir. Son coryza se traduit par des crises d’éternuements très fréquentes, obstruction nasale. Les conjonctives sont prises rarement. |
Malgré une apparence normale des cornets on fait des cautérisations de la muqueuse.
Ces cautérisations amènent une amélioration manifeste. Deux mois après se présente de nouveau après un accès qu'il attribue à
la violence du vent.
: = Vie
Os. XI. — M. de Ball..., âgé de 36 ans.
Depuis une très ancienne date est sujet à des accès d’éternuements très pénibles et presque continuels.
.Présente une hypertrophie considérable du cornet inférieur gauche, et du côté droit une hypertrophie de la cloison qui va à la rencontre du cornet du même côté.
Cautérisation des portions hypertrophiées. Après la première séance légère amélioration.
Peu de temps après nouvelle cautérisation amenant une guéri-
son complète et définitive.
Os. XI[. — M. Moul..., 38 ans. Boucher.
Arthritique. Emphysémateux.
Depuis quatre ans est sujet à des attaques de coryza spasmodique qui apparaïssent surlout la nuit. La durée des accès est de quelques heures, ils se renouvellent à peu près tous les 8 jours en toute saison. Mais au mois de mai, à la saison des foins, ils augmentent d'intensité et de fréquence.
Les fosses nasales sont normales.
Les amygdales sont très volumineuses, surtout celle du côté gauche.
Trailement. — Galvano-caustique nasale.
Pulvérisations d’huile de vaseline.
Un mois après revient très amélioré, il n’a pas eu une seule crise de coryza spasmodique. Il est seulement sujet à des éternuements qui ont d’ailleurs diminué de fréquence. On réduit les
amygdales au galvano-cautère.
Ogs. XIII. — Mile Nug..…., 32 ans.
Très nerveuse.
L'accès typique (éternuements, coryza, hypersécrétion) s’ac-
compagne quelquefois de crises d'asthme.
L'odeur du crin végétal produit les accès. Ne peut se coucher sur un matelas en crins, s’assoir sur un fauteuil ou coussin rembourrés.
En plus de cette cause qui est prédominante ilen existe d’autres. Sensible également aux poussières (odeur des vieux livres), à la paille ou paillasson.
Les odeurs sont également très mal supportées.
Les accès ont une durée de 1 heure à 2 heures.
L’intensité des accès est variable et ils ne sont pas toujours accompagnés de crises d’asthme.
Fosses nasales normales.
Traitement. — Général. Eaux minérales Allevard.
Cautérisations.
L'amélioration est insignifiante.
O8s. XIV. — Me Vict. B..., 35 ans.
La maladie a débuté après un séjour de six mois à Lyon, elle remonte à dix-huit mois.
Les accès sont très fréquents, parfois se reproduisent tous les jours. Surviennent quelquefois pendant la nuit, durent une heure ou deux.
La maladie se complique de troubles asthmatiques très intenses obligeant la malade à rester debout pendant la nuit’ ou assise sur un fauteuil.
Légère hypertrophie des cornets inférieurs. Séance de galvanocaustique bilatérale, qui amène une amélioration immédiate considérable.
La sécrétion nasale est modifiée et prend des caractères normaux.
La durée de l'amélioration est très courte,
Nouvelle cautérisation. Pulvérisation d’huile de vaseline au
salol. Tous les traitements échouent,
Os. XV. — M. L..., 30 ans.
Depuis onze mois prend des crises de coryza subits se renouvelant tous les deux ou trois jours.
Présente une hypertrophie des cornets, des deux côtés allant au contact de la cloison. De plus, du côté gauche un éperon de la cloison vient à la rencontre du cornet. ;
Séance de galvano-caustique pour détruire l’hypertrophie du tissu érectile et l’éperon.
Le résultat est immédiat et remarquablement favorable. Dispa-
rition des symptômes sauf quelques rares éternuements.
Os. XVI. — M. V..., 36 ans.
Depuis vingt ans est pris subitement d’accès de coryza consé-
..cutifs à une sensalion de froid sur la nuque.
La sécrétion nasale est très abondante.
Depuis un séjour très prolongé au bord de la mer éprouve une sensation de gêne dès qu’il se met à l’air.
Indépendamment de ces accès présente des crises périodiques à l’époque des foins se présentant tous les ans. |
Symptômes objectifs. — Quelques varices à la base de la langue.
Os. XVII. — 12 novembre. — Mlle V..., 22 ans.
A la voix voilée depuis l’âge de 14 ans. S’enrhume l'hiver. Depuis deux ans souffre d’accès d’éternuements accompagnés d’hypersécrétion nasale aqueuse débutant par une sensalion de chalouillement dans la bouche el la gorge. Indépendamment des accès aigus présente du coryza chronique.
Hypertrophie des deux cornets inférieurs venant au contact de la cloison.
On fait des cautérisations sur les cornets. Un mois après nouvelle séance.
Résultat inconnu.
Molinié 3
Os. XVIII. —— Juin 1890. — Mme Tr... 40 ans.
Les symptômes (éternuements, écoulement du nez très abondant) datent de 4 ans. AT | La respiration nasale est difficile et la malade dort la bouche ouverte. La perception des odeurs est amoindrie. Au moment de l’examen l’obstruction nasale est peu considérable mais la muqueuse est dépressible.
Galvano-caustie nasale à plusieurs jours d'intervalle. Amélioration et retour de l’odorat. Les symptômes du coryza ont disparu sauf l'écoulement du nez qui persiste quoique amoindri.
Î Oss. XIX (résumée). — Me Clar…, 40 ans. Début il y a. huit mois.
Pas de lésions objectives.
Pas traitée.
Oss. XX (résumée). — M Bri..., 35 ans. Pas de lésions. Pas traitée. |
Ogs. XXI (résumée). — M”* Lasfert, 38 ans.
Les crises sont compliquées d'accès d’asthme. Polypes et hypertrophie extrême postérieure des cornets.
Ogs. XXII (résumée). — M°° R.…., 42 ans. Père mort de rhumatisme.
Prend des accès de coryza spasmodique en toute saison, mais plus spécialement au mois de mai et lorsque la température est chaude et sèche.
Accuse une obstruction nasale presque permanente mais plus
marquée au moment des accès, le début remonte à 18 mois.
Cautérisation des deux cornets qui amène la guérison complète après quelques séances.
Oss. XXIII. — Mr° Bouq..., 40 ans. Père goutteux.
Crises nerveuses de l'enfance, tœnia à 18 ans. |
Présente depuis 2 ans des accès de coryza spasmodique débutant par des éternuements. Puis survient de l'écoulement, de l’obstruction nasale, Les symptômes pulmonaires apparaissent et atteignent une certaine intensité.
Dyspnée avec râles sibilants, oppression empêchant le séjour au lit. £
La malade habite successivement Lyon et les environs. Elle ne prend des accès qu’à Lyon, mais est toujours péniblement = impressionnée par les poussières, les odeurs de coings en particu-
Gr et de pommes. Se présente avec un accès très manifeste. Depuis deux mois ne dort pas, est surtout très affaiblie.
Pas de lésions objectives.
Galvanisation caustique des deux cornets, amenant sans autre traitement la cessation de tous les symptômes. Un mois après elle revient absolument guérie sans avoir repris d’accès. L'appé-
tit est revenu ainsi que le sommeil.
Oss. XXIV (résumée). — Mile Tuf.…., 17 ans. Très nerveuse, Les accès surviennent 7 à 8 fois par an sous des influences inçonnues. Hypertrophie des deux cornets inférieurs. Cautérisation
ayant entraîné des troubles mentaux pendant quelques jours.
Os. XX V (résumée). M. Ru.., 20 ans. Les accès de coryza spasmodique surviennent sous l’influence de l’humidité et entrainent des troubles laryngés. Saillie du bord inférieur du cornet
gauche, enlevée à l’anse galvanique. Pas revue.
OBs. XX VI (résumée). — Mme Mal.…., 36 ans? Présente du
coryza spasmodique depuis un mois seulement. Pas de lésions
nasales. Cautérisation. Pas revue.
Os. XX VII (résumée). —M. Lud.…., 13 ans 1/2. Accès s'accompagnant d’obstruction des narines. Hypertrophie des cornets
plus spécialement du côté gauche. Cautérisation. Résultat inconnu.
O8s. XX VIII (résumée). — Mme Vau..., 39 ans. Les accès. reviennent à chaque période menstruelle. Pharyngite latérale. Fosses nasales normales. Cautérisations nasales et pharyngiennes.
Résultat inconnu.
Os. XXIX (résumée). — M.R...,19 ans. Les accès sont beaucoup plus fréquents pendant l’été mais surviennent en touté, saison. Hypertrophie polypoïde du cornet moyen du côté droit. On cautérise le cornet moyen et aussi les cornets inférieurs.
Résultat inconnu.
O8s. XXX (résumée). -—- Mlle B..., 18 ans. Pas de lésions!
nasales. Cautères des cornets. Pas revue.
O8s. XXXI (résumée). — Mile Gen..., âge? Les crises de coryza spasmodique sont occasionnées par les changements de résidence. Les symptômes durent plusieurs heures. Pas de lésions .
nasales. Cautérisations. Résultat inconnu.
O8s. XX XII (résumée). — Mlle V. de C..., 24 ans. Pas de
lésions nasales. Pas traitée.
O8s. XXXIII (résumée). — Mlle Raym.., 14 ans. Très nerveuse, très impressionnable. Les accès apparaissent au réveil.
Pharyngite, granulations à la paroi postérieure du pharynx. Fos-
ses nasales normales. Traitement exclusivement hydrothérapi-
que. Sans résultat.
Os. XXXIV (résumée). — Mile Th.., 20 ans. Très nerveuse- Présente du coryza spasmodique avec asthme depuis un an. Les accès débutent par une sensation de froid dans le nez. Gros nid de concrétion amygdalienne. Fosses nasales normales. Traite-
ment nasal et pharygé. Grande amélioration.
O8s. XX XV (résumée). — Mlle B..., 20 ans. Les éternuements apparaissent le matin au réveil. L'examen des fosses nasales dénote une hypertrophie de l’extrémité postérieure du cornet inférieur. Cautérisations galvaniques. Grande amélioration, quoi-
qu’il existe quelques éternuements isolés.
Os. XXX VI (résumée). — Mme Pren..., 40 ans. Son frère est atteint d’asthme des foins. Les accès ont débuté il y a un an, ils surviennent en toute saison, sont presque quotidiens. Les fosses
nasales sont normales. On cautérise les cornets sans succès.
Ogs. XXX VII (résumée). — M'°R..., 17 ans 1/2. Les accès de coryza spasmodique sont très fréquents. Hypertrophie de
la queue des cornets. Ablation. Résultat inconnu.
Ogs. XXX VIII (résumée). — M'° Lor..…., 18 ans, arthritisme chez la mère. Son frère est pris d’accès de coryza spasmodique en entrant chez un pharmacien. Début il y a un an. Les accès sont plus fréquents en été, ils durent 24 heures et s’accompagnent d’oppression et de sibilance des bronches. La poudre d’héliotrope dans le mouchoir fait reparaître les accès. Fosses nasales normales, Après deux séances de cautérisation, les accidents n’ont plus
reparu.
Os. XXXIX (résumée). — M. Jar..., 40 ans. Accès d’éter-
nuement et d’obstruction nasale durant 24 heures, survenant le plus souvent par suite de l’odeur de charbon, de locomotive, l'odeur de bitume. Déviation de la cloison. Destruction par l’électrolyse. Résultat favorable.
Os. XL (résumée).— M. G..., 16 ans. Accès de coryza spasmodique surtout en présence de l’odeur des foins. Hypertrophie des cornets, sténose nasale. Réduction de l'hypertrophie. Résultat favorable.