‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 100 sur 151 · Alclhia, I, v. ijG-ii · texte numérisé non relu

Alclhia, I, v. ijG-ii

la6 BIBLIOTHÈQUE DES ÜISIVERSITÉS DU Mlot

à l’insligation du démon par la race âninnée, damnala propage', qui a succédé sur la terre aux pieux enfants de Noé. Quand il parlait de l'apparition des sciences magiques dont il attribuait la propagation, sinon la découverte, à Chain, le mauvais fils du patriarche, Cassien évitait de mentionner l’astrologie*. Victor ne craint pas de la mettre au premier rang des connaissances interdites que l’homme, entraîné par une vaine ambition de scruter les mystères de l’avenir, s’est efforcé de posséder 3 :

Tandis qu’il s’occupe à dénombrer les cours des astres et leurs divers retours et qu’il se plaît à étudier les merveilleux changements du ciel, il établit les moments précis où les astres lui accorderont une douteuse faveur; d’après les efl'ets divers des diverses conjonctions, il imagine les inclinations humaines aux fatales puissances et les limites jusqu’où va la faculté de faire le mal; il répand la suspicion sur les étoiles, il charge d’accusations le ciel sacré et les astres qui ornent le firmament , il fait croire que tout ce qu’il imagine doit se réaliser. De là, cet art qui tire des présages des entrailles palpitantes, des oiseaux dont la course rapide fait briller les ailes, de la foudre qui se précipite en déchirant les nuages

Toutes ces superstitions qui prétendent dévoiler les secrets de l’avenir se sont répandues dans le monde entier. Apollon, chassé de la Grèce et devenu le médecin des Leuci, peuple de la Provincia Belgica Prima, les a transportées dans les campagnes gauloises; il essaie avec succès le pouvoir de ses mensonges sur les nations de Germanie et séduit les esprits des Barbares».

Ce lieu commun sur les origines de l’astrologie se retrouvera à la fin du v® siècle dans les poèmes inspirés par la Genèse à l’Africain Dracontius et au Gallo-Romain Avitus. Au xvn* siècle

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