Carmen XXIIl, v
l’.vsthologie chez les gallo-romains
sa connaissance parfaite des astres ; « Lorsque Gonsentius voulut, en ses moments de loisir, observer le cours des astres, il sut parcourir les mêmes voies qu Aratus*. »
Peut-être l’émule narbonnais d’Aratus s occupait-il plutôt d’astronomie que d’astrologie. Mais Sidoine Apollinaire cite avec admiration, en plusieurs endroits de ses œuvres, bien des personnages que leur science astrologique avait lendus illustres. 11 ne tarit pas sur les louanges d’un certain Antliédius, poète remarquable^ et surtout astrologue éminent .
Mon cher Anlhédius est un des plus intimes familiers de Pliébus, qui l’a mis au premier rang de son college. Dans ses habiles dissertations, il surpasse non seulement tous les musiciens, mais les géomètres, les arithméticiens et les astrologues. Personne, j en suis certain, ne connaît plus exactement que lui en quoi prévalent les astres obliques du zodiaque, les planètes errantes et les constellations répandues ça et là. 11 brille, si j’ose ainsi parler, de telles clartés dans toutes les parties de la philosophie, qu’il me semble, sans maître, avec le seul secours de son génie, avoir appris tout ce que Julianus Vertacus et Fullonius Saturninus, ces savants si habiles, ont enseigné dans leurs traités de mathématiques 3.
Anlhédius connaît les influences respectives des astres qui se trouvent sur la ligne médiane et oblique du zodiaque et de ceux qui sont situés hors de l’écliptique. Sidoine parle encore, dans une de ses Lettres^, des ouvrages de Vertacus et de Saturninus, comme étant aussi remarquables que ceux de Thrasybulus. L’historien Lampride fait mention d’un astrologue Tlirasybulus, ami intime d’Alexandre Sévère qui fut empereur de l’an 222 à l’an 2353. Nous ignorons si les astrologues Julianus Vertacus et Fullonius Saturninus, dont les ouvrages avaient une telle réputation au temps de Sidoine Apollinaire, vivaient eux aussi au ni’' siècle.
Au cours de ses voyages dans diverses parties de la Gaule méridionale pendant les années 464-4673, Sidoine Apollinaire,