‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 116 sur 151 · Epist., I, XI, lo; Carmen XXIII, v. /i55; XXIV, v · texte numérisé non relu

Epist., I, XI, lo; Carmen XXIII, v. /i55; XXIV, v

h. Epist., IV, XXV ; IX, xiii, 4 ; IX, xv, i , v. 38.

5. Ëpisi., IV, XXII ; VIII, iii; IX, XIII, 3, V. 30; Carmen IX, v. 3i4 ; xxiii, v. 44C. — Los Bciicdictins écrivent (Hist. litt. de la France, t. I, partie 1, p. 383;, à propos du rhéteur Fronto :« Quelques-uns le font natif d’Auvergne, d’autres de Périgord, et quelques autres d’Aquitaine indéterminément. Quoi qu’il en soit, il semble qu’on ne peut guère douter qu’il ne fût Gaulois de nation. Il est certain qu’à la fin du IV’ siècle et au commencement du V, il y avoit à Clermont, en Auvergne, une famille du nom de notre orateur et que saint Sidoine le compte au nombre des aïeux du docte Léon, qui étoit de Narbonne, et ministre du roi Euric. » Le Fronto que l’on connaît, M.’coriielius Fronto, précepteur de Marc Aurèle, est originaire de Cirla, en Afrique: c’est lui que Léo semble revendiquer pour un de scs lointains ancêtres. Mais Sidoine parle d’un autre Fronto, aïeul de son ami Aper, qui a lui-même pour père un Iléduen et pour mère une Arverne {Epist., IV, xxi, 3, 4). Héduen ou Arverne, ce Fronto était bien gallo-romain, .le ne sais s’il est permis de l’identifier avec le Fronto « astrologue inconnu » (Bouché- Leclercq, L’Astrologie grecque, p. i6a, note t), dont il est parlé par Firmiciis Maternus (II, Praefat., 4), et s'il convient de mettre l’aïeul d’Aper au nombre des Gallo-Bomains qui se sont occupés d’astrologie.

6. L’abbé L.-.V. Chaix, Saint Sidoine Apollinaire et son siècle, ClcTnionl-h'crrdud,

18GG, l. I, p. 35i.

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Quant à Sidoine, il emploie bien, dans son Epilhalarne, tous les mots dont il demande à Polémius la permission de se servir, mais il ne les emploie pas tous avec un sens astrologique. Dans le passage où il prétend exposer en quelques vers le système de Pythagore, il conserve aux termes cenlrani et proporlio leur signification ordinaire :

Pythagore de Samos... affirme que la planète du vieillard qui porte la faux se meut dans les sommets du ciel, que l’astre de Mars, voisin de Saturne, est séparé de lui par Jupiter, qu’après eux le soleil évolue dans la quatrième voie, que la paisible Vénus ne quitte pas le cinquième diastema, que Mercure est clans le sixième, et que, dans la suprême sphère, la Lune parcourt les trente myrae au milieu du climat tropical. A la manière des divers sons mesurés que produisent la lyre, la cithare et la flûte avec accompagnement de la voix, les sept planètes observent des intervalles fixés en proportion de leur poids... Le ciel, à cause de sa légèreté suprême, enferme tous les éléments du monde, en sorte que l’ensemble de l’univers dépend du point central'.

Il serait hors de propos de rechercher quel rapport ce développement peut avoir avec les théories de Pythagore, car on sait avec quel sans-gêne les néo-pythagoriciens, épris de merveilleux, ont travesti les doctrines du sage de Samos a. Mais il est intéressant de noter l’estime que la société gallo-romaine du V® siècle faisait d’un système astrologique, plus ou moins incohérent, qui se recommandait de l’autorité de Pythagore.

Sidoine Apollinaire admire beaucoup les savants qui ont étudié la malhesis. Parmi ses familiers se trouve un grand personnage de Narhonne, Consentius, qui fut comte du palais de son beau-père Avitus^; il lui envoie un poème consacré à l’éloge de la ville natale et du père de son ami A Au nombre des louanges accordées à la science universelle de Consentius le père, dont l’esprit fin et enjoué savait unir l’énergie romaine à la délicatesse attique^, en meme temps que son talent d’orateur, son génie de poète, son érudition de géomètre, il célèbre

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