‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 120 sur 151 · Bouché-Leclercq, L’Astrologie grecque, p · texte numérisé non relu

Bouché-Leclercq, L’Astrologie grecque, p

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lîlliUOTlIKQUE DES EMVERSITÉS DU MIDI

à Lampridius sur la date de sa mort ne se sont que trop exactement réalisées. Et, cependant, Sidoine se croit forcé de conclure son récit de la consultation donnée par les Égyptiens en disant que la science astrologique est absolument fausse et, par cela même, trompeuse*: elle n’a pas trompé Lampridius, puisqu’elle lui a révélé la date même où il devait mourir. Sidoine le reconnaît : « Dans la circonstance présente, rien ne s’est fait par conjecture et par ambiguïté, puisque notre téméraire scrutateur de l’avenir, malgré ses longues et vaines précautions, a été saisi par la mort à la date et de la manière qui lui avaient été prédites. » Sidoine rend hommage à la véracité des prédictions astrologiques; mais il ne peut oublier qu’il est évêque, qu’il doit proscrire une science maudite et considérer la mort de Lampridius comme la punition de la curiosité qui l’avait poussé à consulter les astrologues d’Égypte :

Plût au ciel qu’il ne se fût point attiré une telle' mort en considérant inconsidérément (diim incon suite... consultai) les réponses d’une vaine science. Car celui qui a la présomption de fouiller les secrets interdits et défendus, je crains bien qu’il ne s’écarte du droit chemin tracé par les règles de l’église catholique et qu’il ne mérite d’obtenir des réponses funestes à ses questions illicites 2.

L’évêque catholique maudit l’astrologie; mais il est avec sa foi catholique de singuliers accommodements, puisqu’il autorise Lupus, à qui il raconte la mort de Lampridius, à approfondir lui -même la iiialhesis :

Il t’appartient de rechercher s’il y a quelque netteté, quelque rectitude, quelque sérieux dans cette science; avec le soin qui te caractérise, étudie Iqs traités de Vertacus, de Thrasybulus, de Salurninus, toi dont les méditations n’ont pour objet que des questions mystérieuses et sublimes 3.

Sidoine Apollinaire, lui aussi, se passionne pour toutes les questions qui lui semblent sublimes, parce qu’il les trouve

1. Epist., VIII, XI, 10 : Quamquam sinl maxime falsa ideoque fallentin.

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