Epist., VIII, XI
1,’astrologie chez les gaelo-romains «47
mystérieuses. Pendant qu’il est interné dans la forteresse de Livia, il occupe ses loisirs à traduire, sur la demande de Léo, la Vie d’Apollonius de Tyane, rédigée par Pliilostrate. En envoyant sa traduction, il fait d Apollonius 1 eloge le plus enthousiaste : si ce thaumaturge avait eu la foi catholique, il aurait ressemblé comme un frere au ministre du roi Euiic’.
Le prophète de Tyane prétendait lire l’avenir dans les astres, et l’évéque de Clermont devait regretter particulièrement la perte de ses quatre livres lUpl [zmcia; àff-cépwv*, que Philostrate lui-meme ne connaissait pas.
L’astrologie dans le «De Statu Animae» de Claudianus Mamertus. — Rareté des allusions à l’astrologie dans les œuvres des contemporains de Sidoine Apollinaire : Faustus, Ruricius, Pomérius, Salonius, Domnulus, Auspicius, Paulin de Périgueux, Paulin de Pella, Gennade.
Alors qu’il était déjà palricius praefeelorius, c’est-à-dire postérieurement à l’an 467, où Anthémius lui avait conféré la préfecture, Sidoine Apollinaire recevait la dédicace d’un ouvrage de Claudianus Mamertus, De Stalu Animae libri très, et il s’empressait d’envoyer à l’auteur une longue lettre, pleine de remerciements et d’éloges^. Le style est admirable, l’érudition est immense. Claudianus manie la lyre comme Orphée, le cadran astrologique, q^ui sert à tirer les horoscopes, avec autant d’habileté qu’Euphratc d’Alexandrie, le maître de Pline le Jeune et l’ennemi d’Apollonius de Tyane; il sait interroger les astres aussi bien qu’Atlas lui-même, l’inventeur légendaire de l’astrologie^. Claudianus a aussi composé une hymne et celte hymne surpasse tous les dithyrambes lyriques.
I. Epist., VIII, III, 5 : Virum Jîdei calhoUcae pace pracfata in plurimis similein lui. î. Philostrate, Apollonius de Tyane, 111, ili. — Voir M. Croiset, Histoire de la Littéralure grecque, t. V, Paris, 1899, p. 4ii.