‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 125 sur 151 · De Statu Animae, 1, vn (p. 45, Engelbreciit · texte numérisé non relu

De Statu Animae, 1, vn (p. 45, Engelbreciit

G. De Statu Animae, I, ix (pp. 48-49, Engelbrecht).

7. Saint .lérome, Comment, in lih. Job, xxv ; Globos siderurn corporatos esse spiritus arbitrantur.

HIHUOTIIÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI

sophes qui prétendent que les globes du soleil et de la Inné, aniuiés d’une âme incorporelle, vivent doués d'une sorte d’esprit divine. Il combat ces doctrines; et la conclusion de son traité est que le soleil, la lune, les astres, ne sont que des corps matériels privés d’âmes 2,

A propos du troisième ciel, où l’apôtre dit avoir été ravi 3, Claudianus institue une longue discussion sur la nature de ce troisième ciel et des cieux en général. Le ciel visible, où les astres accomplissent leurs révolutions, n’a d’autre rôle que d indiquer aux mortels le jour et la nuit et les saisons de l’année. C’est de cette manière seulement que les astres sont utiles à l’homme dont ils charment la vue par le spectacle de leurs mouvements harmonieux A

Claudianus suit les doctrines orthodoxes que l’on a déjà vues dans le De Duratione Mundl de Q. Julius Hilarianus^, dans les Cornmentarii ia Genesim attribués à saint Eucherius*^, dans le Melrum in Genesim d’Hilarius^. Assurément, comme il était fort savant, il avait approfondi l’astrologie qui était une des sciences le plus en honneur chez ses contemporains. Il nous a dit lui-même qu’il discutait aussi bien sur des questions astrologiques que sur des questions dialectiques, grammaticales, arithmétiques ou géométriques. Mais il avait le bon goût de ne pas faire intervenir l’astrologie dans un traité où il s’occupait de définir la nature de l’âme ; et il y a grande

1. De Statu Animac, I, m (p. 62, Engelbrecht) ; Istud ego tamen philosophas reperio dicere, qui nonnuUis disputationibus adstruunt et ipsos lunae yel solis globos incorporels videlicet spiritibus sub divina quadam mente vegetari.

2. De Statu Animae, III, xv : « Quia sol et luna vel sidéra corpora tantum sunt, non habent spiritus. »

3. De Statu Animae, II, xii ; « De eo quod apostolus raptum se usque ad tertium dicit caelum. » Cf. saint Paul, Corinth., II, xii, versets 2-5.

h. De Statu Animae, H, xii (p. 1/19, Engelbrecht) : Quid ergo dicemus? Namquid hoc caelum visibile non hominibus datum est aut Solaris fulgor et calor vel lunaris globi per incrementa ac detrimenla varialio vel astrorum vagus ratusque circuitus vel per magnos orbes congressus siderum et statuta progressio, sive cum dierum noctiumque vices variant, sive quia caloris ac frigoris alterna fotu mundum tempérant, seu quod dimensis limitibus articulas temporum signant eodemque intermino linearum tramite in id ipsum sine fine redeuntia per easdem circulorum vias revehunt, vel quod dislinclis numerose choris et musicis intervallis aetherem pingunt? Suntne haec omnia genti mortalium vel coniventia usai vel jucunda spectamini ?

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