‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 137 sur 151 · Ennodii Opéra (p. i4a, llartel), Epist., V, xxi · texte numérisé non relu

Ennodii Opéra (p. i4a, llartel), Epist., V, xxi

!t. Ennodii Opéra (p. 307, llartel), Epist., IX, xxxiii.

l66 BIBLIOTHÈQUE DES UMVEUSITÉS DU MIDI

dont les prêtres et les diacres peuvent se rendre coupables, il n’en est aucun qui condamne la mathesis, comme avait fait, en 4oo, le canon xv du concile de Tolède, comme devaient faire, en 563, les canons ix et x du concile de Braga'.

Les homélies et les lettres qui nous restent d’Avitus ne font aucune allusion à l’astrologie; mais son poème en vers hexamètres, De spirilalis historiae gestis, contient des attaques intéressantes contre la superstition proscrite.

Dans le livre I, De Inilio Mandi, il est parlé de la création du soleil, de la lune et des astres^. Dieu met les astres au nombre des vaines divinités qu’il interdit à Adam d’adorer 3.

Une longue digression (v. 278-326) du livre II, De originali Peccalo, est consacrée à démontrer que tous les maux de l’humanité, toutes les recherches des secrets défendus, ont pour cause première la curiosité d’Eve, scratatrix Eva mcdorum (v. 327). L’astrologie a sa place au premier rang des curiosités criminelles. On cherche sous quel astre a lieu la naissance de chaque homme, et on en déduit les chances de prospérité qui lui sont réservées pendant sa vie. Deux jumeaux ont été mis au monde en même temps, une même naissance leur a donné le jour, mais on conclut que leur destinée ne sera pas la même, parce que leurs astres marchent en sens contraire^ L’humanité ne s’est pas contentée d’attribuer ce pouvoir aux étoiles; elle leur a adjoint des dieux indigètes que les âges récents mettent au-dessus des astres antiques, distribuant

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