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2. Alcimi F.cdicii Aviti, De Inilio Mundi (Migne, Patrologie, t. LIX, col. 325),

Temporibus sortita vices tum lamina caelo Fulsere alterna solis lunaeque mealu.

Quin et sidereiis nocturno tempore candor Temperat horrentes astrorum lace tenebras,

3. De Initia Mundi (Migue, Patrologie, t. LIX, col. 327), v. i38:

Non species allae, nec numina vana colantur.

Non si quid caelo sublime novumque coruscat.

4. De Originali Peccato (Migne, Patrologie, t. LIX, col. 335), v. 283 ;

Quaercre nunc astris quo quisquam sidéré natus Prospéra quam ducat restantis tempora vitae;

Nec non et geminos iino sub tempore f usas,

Quos indiscretus luci produxerit ortus,

Motibus adversis varia sub sorte notare.

l’astrologie chez les gallo-romains

dans l’immensité du ciel les noms vains de personnages ensevelis dès longtemps au fond de la nuit infernale-. Avitus admet apparemment que, suivant la doctrine d’Evhemere, les divinités de la mythologie sont des hommes ou des femmes qui, après leur mort, ont été l’objet d’apotheoses. Fait-il allusion à cette localisation des Olympiens dans les astres que Manilius avait imaginée? On sait, par exemple, que Jupiter est logé dans le Lion, et Junon dans le Verseau ^ Il est plus probable que l’auteur du De spiritalis historiae gestis veut simplement dire que les planètes qui jouent le principal rôle en astrologie portent les noms de personnages divinisés et, en réalité, plongés dans la nuit des enfers ; Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne.

Cette attaque contre l’astrologie n’est pas un lieu commun imaginé par Avitus pour servir d’ornement à son épopée religieuse. Toutes ses digressions ont trait aux événements funestes dont il a été témoin et victime. Il parle, dans le Prologiis du De spiritalis historiae gestis, des jours de violence et de perturbation où ses œuvres furent dispersées En 1 an 5oo, le roi Gondebaud, vaincu par Clovis, envahissait Vienne, mettait la ville à sac et tuait son frère Gondegisilc, dont la trahison avait assuré la victoire des Francs. Gondebaud avait déjà tué deux autres de ses frères, Gondemar et Gbilpéric, père de Clotilde. Le livre III, De Sententia Dei, fait allusion (v. 333-36 1) aux guerres, aux crimes de tout genre qui désolent le monde. Il faudrait, dit Avitus, un Virgile ou un Homère pour dépeindre les convulsions qui bouleversent la postérité d’Adam et d’Ève : les armes frémissent, la terreur ne cesse d’ébranler le monde. Les villes superbes, où siégeaient d’illustres assemblées, deviennent désertes. La dévastation

1. De Originali Peccalo (Migne, Patrologie, t. Ll\, col. 335), v. 288 :

Indigetes quosdam stellis adscribere divos Junior antiqais aetas quos praetulit aslris Atquc infernali jamdudum nocle sepultis Vana per immensum disponere nomina caelum.

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