‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 41 sur 151 · Carmen xxii, v. is · texte numérisé non relu

Carmen xxii, v. is

Nunc tria miremur texentem fata Platonem,

Aut Arati numéros aut picta sManethonis astra?

Dicant, qiiaeso, ubi tune rapides nascentibus horas Ponebant, et quae quibus ibant sidéra signis,

Ciim pius Ezéchias, Jîdei virtute precatus,

Verteret astrorum cursus caelique meatus Turbaret jussis retroacto luminc Solis?

Vel ducis imperio sancti cum sisteret idem Dilata Sol nocte diem, ut Victoria sacri Projligarelur populi, stetit orbe, recurso Libre poli, ut magnos caperet lux aucta triumphos.

l'astrologie chez les gallo-rom aiks

des déesses de la destinée dont parle Platon*. Par les calculs dC Avalas ( Avait numevos), Paulin entend les A-.ijr^txsTai, ce cours poétique de météorologie populaire^, où sont énumérés les signes des temps et les pronostics. Dans le poeme astrologique qui porte le nom de Manéthon, et qui a pour titre ’.\-iTîAî!7;xa'ay,a, « assemblage confus, dont la plus grande partie, tout au moins, semble trahir une origine à peu près contemporaine d’Alexandre Sévère, tandis que d autres parties appartiennent au iv' siècle^, » il est question des diverses couleurs des planètes. «On sait,» dit M. Bouché -Leclercq^’,

« combien il est difficile de s’entendre sur le sens des mots exprimant les couleurs, et surtout leurs nuances. » Paulin fait bon marché de ïheuve natale (vapidas nascentibus hovas) et des chvonocvalovies zodiacales (qaae quibus ibanl sideva signis)^; il ne veut savoir qu’une chose, c’est que les astres, le Soleil luimême?» sont entre les mains de Dieu des agents de miracles (lui se produisent en faveur de quelques élus, tels que Josué et Ézéchias.

Le miracle d’Ézéchias est rapporté dans le deuxième livre des Rois et dans le livre du prophète Ésaïe. Ézéchias, roi de Juda, fils et successeur d’Achaz, est atteint d’une grave maladie. Le prophète Ésaïe lui promet qu’il sera guéri par la volonté de l’Étcrnel.

Or, Ézéchias avait dit à Ésaïe : « Quel signe aurai-je que l’Éternel me guérira?... »

Et Ésaïe répondit : « Voici le signe que l’Éternel te donne pour t’assurer qu’il accomplira la parole qu’il a prononcée : l’ombre s’avance ra-t-elle de dix degrés, ou rétrogradera-t-elle de dix degrés? »

1. Ëpist., XVI, 4: Quod delirainentum ne valgo iniputemus aut nimium philosophas admirenmr, Platane eliani délirante narratur, qui in greinio anus pensum Necessitatis exponit et très ei Jîlias addit concinentes et versantes fusum et per JîUi ludentes... — V oir Platon, De Re publ., X, p. 617, B.

a. A.*Croiset, Histoire de la Littérature grecque, t. V, Paris 1899 ; Période alexandrille, p. aaO.

3. A. Ooiset, Histoire de la Littérature grecque, t. V', Paris, 1899; Période romaine^ p. 8o5.

4. Bouché- Lcclcrcq, L’Astrologie grecque, p. 3i4, n. a. — Voir, p. 3i3-3i5, les listes des couleurs attribuées par Ptoléméc, Iléphcstion, Démopliile, le pseudo- Manéthon, etc., aux diverses planètes.

5. Pour les Chronocra tories zodiacales, voir Bouche-Leclercq, L’Astrologie grecque) p. 489 et suiv.

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