‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 5 sur 151 · I. César, De Bello Gallico, VI, xvi · texte numérisé non relu

I. César, De Bello Gallico, VI, xvi

3. l-.ucain. De Bello Civili, 1, v. /|5o : Et vos barbaricos ritus moremque sinistram Sacrorum, druidae, positis repetistis ab armis! — On sait combien Lucain est ami des merveilles de la divination et de la magie, qu’il introduit jusqu’à l’abus dans son cpopce. 11 consacre des épisodes à la divination delphique (livre V) et à la nécromancie thessalicnne (livre VI). Dans sa longue dissertation sur les origines des crues du Nil (livre X, v. iq3-33i), Acborcus expose à César une théorie sur «les propriétés spécifiques des planètes» (Douché- Leclercq, L’Astrologie grecque, p. 55s, note 3). Si le poète eût connu quelque chose de la i>rétendue astrologie des druides, il aurait trouvé moyen d’en parler, comme il parle des théories astrologiques du prêtre égyptien.

3. Tacite, Annales, XIV, xxx ; Excisique luci saevis superstitionibus sacri; nam cruore captiva adolere aras et liominum fibris consulere deos fas hahebant.

'i. Tacite, Histoires, IV, lxi, lxv; V, xxii; ixiv.

i/astuologie chez les gaelü-uomains

l’honneur d’attirer sur eux les rigueurs de l’autorité romaine. Fustel de Coulanges le remarque avec raison, «la meilleure preuve que les druides ne furent ni persécutés ni supprimés, c’est que nous les voyons durer pendant presque tout l’Empire romain, et meme sans se cacher j. » A l’époque gallo-romaine, les meilleurs d’entre eux deviennent rhéteurs ou grammairiens. Parmi les Professores Burdigalenses, Ausone cite deux hommes issus de la race des druides. Paiera et Phoehicius. «Encore faut-il que le nom de druides n’ait été ni proscrit ni méprisé, pour qu’Ausone, le fidèle observateur des moindres lois impériales, loue deux de ses maîtres d’appartenir à des familles druidiques; assurément on a le droit de conclure de là que le nom de druides n’était pas une injure^.»

Ausone ne loue pas, il constate, non sans une certaine ironie de Gallo-Romain, l’origine druidique dont se vantaient le rhéteur Attius Paiera, qui, si la renommée n’est point trompeuse, tirait son origine du temple de Belenus3, et le vieux grammairien Phoehicius, ce sacristain du temple de Belenus, issu, comme on se plaisait à le dire, de la race des druides d’Armorique, mais pauvre et obscur malgré son illustre origine et ses fonctions sacerdotales Fustel de Coulanges néglige le texte d’ Ausone pour se souvenir un peu trop du commentaire fantaisiste de Beugnot, qui prétend qu’il est «aisé de montrer que ce culte [le druidisme] était pour ses ministres une source de crédit et de puissance dans des provinces très civilisées de la Gaule, et où le christianisme avait cependant fait de grands progrès... Appartenir à une race druidique, stirps druidaruin, était encore au iv° siècle un honneur, puisque le poète [Ausone] place au premier rang des louanges qu’il décerne à Phoehicius de descendre d’une pareille race... Belenus était la divinité principale de quelques cantons gaulois et occupait dans la mythologie celtique la place réservée au soleil ou à Apollon

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