‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 4 sur 151 · Cicéron, Pro Fonteio, xiv, 3i · texte numérisé non relu

Cicéron, Pro Fonteio, xiv, 3i

7. Suétone, Claude, xxv : Druidarum religionem apud Gallos dirae immanitatis et lantiim ciribns siib .\tigiisto intenliclain penitus abolevit. — Les Annales ne peuvent nous renseigner sur cette abolition dv» druidisme; le livre VT se termine à la mort de Tibère, en 37; les livres VII-X sont perdus, et ce que nous possédons du livre XI commence à l’année 47.

l6 , BIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI

les ministres*. Mais, quand le proconsul dut quitter les Gaules pour prendre la direction de la guerre civile contre Pompée et le Sénat, les cérémonies interdites recommencèrent. « Druides, — s’écrie Lucain, — druides, vous profitez de la paix qui s’établit dans votre pays pour rétablir vos rites barbares et vos abominables sacrifices 3 ! »

Claude supprima en Gaule les rites barbares de ces abominables sacrifices; mais il ne détruisit pas le druidisme, qui se réfugia dans les îles. En l’an 61, G. Suetonius Paulinus massacre les druides de l’île de Mona (Anglesey) et rase les bois sacrés où les victimes étaient immolées 3, En Ü8-70, le druidisme tente un dernier et stérile eflbrt pour soulever la Gaule contre les Romains. La druidesse Velléda, jeune fille du pays des Bructères, sur la rive droite du Rhin, a des allures de magicienne. Elle se tient enfermée dans une tour, au fond d’un bois, invisible aux regards des profanes, enveloppée de mystère. Ses parents lui servent d’interprètes, reçoivent les demandes de prédiction qu’on lui adresse, et rapportent les réponses inspirées par la divinité. Tout cet appareil, destiné à frapper l’imagination, n’empeche pas la ruine de Civilisé.

En l’an 70, la Gaule était complètement et définitivement pacifiée. La paix romaine abolissait toute l’influence politique des sodalicia des druides; la suppression des sacrifices humains avait mis fin à leur importance religieuse. Dès lors, isolés et déchus, confinés dans les campagnes arriérées qui gardent, sans les bien comprendre, les traditions du passé, ils semblent réduits au rôle de sorciers de villages. Ils ne méritent plus

Page 1