Bouché-Leclercq. p. 025; cf. p
BlBLIÜTilÈQÜE DES UNIVERSITES DU MIDI
partie scientifique de son ouvrage. Il est peu proJ3able que le médecin Âusonius ait dû à l’astrologue Arborius l’indication des époques de la lune où il convenait de recueillir les crottes de bouc destinées à la coniposition des pilules — üicredibile et unicum rernediarn — qui le guérirent de la sciatique.
A peu près à la même époque où Marcellus rédigeait son manuel de médecine destiné à assurer la santé et à prolonger la vie des pauvres gens, un auteur ecclésiastique publiait un poème de cinq cent dix-huit distiques élégiaques, le Corrimonitoriain, qui, comme le disent les Bénédictins, «est proprement une instruction qui découvre la voie qu’il faut tenir et celle qu’il faut éviter pour arriver à la vie éternelle*. »
Le dernier éditeur de ce poème,. L. Bellanger% se fonde sur les allusions aux faits historiques qui se trouvent dans le Commonitovium pour en « placer la composition à une date postérieure à celle de 4o6, année de l’invasion des Vandales, ou bien de 4 12, année de l’établissement des Wisigoths dans le Midi de la Gaule » L’auteur, qui « peut être mis au nombre de ces poètes chrétiens qui, presque tous, fleurirent en Gaule»-', est, sans*doute, comme l’affirment les Bénédictins, « saint Orient, évêque d’Auch ». Le poète était, en effet, de la Gaule, ou, tout au moins, y vivait dans les régions du Midi. « Le temps de la vie et de l’épiscopat de saint Orientius flotte entre la fin du iv'^ et le commencement du v® siècle^. »
On ne connaît pas la liste des évêques d’Auch entre ürsinianus, qui mourut en 363, et Armentarius qui signa la lettre synodale des évêques de Gaule au pape saint Léon, en 45i. Orientius, qui fait allusion soit à l’invasion des Vandales, soit à l’établissement des Wisigoths en Gaule, a dù occuper le siège épiscopal d’Auch pendant une période plus voisine de l’an 45 1 que de l’an 363.
r. Histoire littéraire de la France, l. II, p. 255.
3. L. Bellanger, Le poème d’Orienliits, édition critique, étude philologique et litte faire, .traduction. Paris, igo3.
S. Bellanger, ouvr. cité, p. 76.
!t. Bellanger, ouvr. cité, p. 82.