Bellanger, ouvr. cité, p. 99 et suiv
BIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITES DU MIDI
céleste*. » Je ne crois pas qu’on puisse rien relever dans ce passage qui ail rapport à une superstition astrologique : c’est simplement, avec l’adaptation d’un vers de V Amphitryon de Plaute 2, une réminiscence du verset du Psaume cxlviii où les astres sont invités à célébrer le Seigneur : « Louez l’Éternel ! Louez rÉternel dans les deux; louez- le dans les plus hauts lieux. Vous tous, ses anges, louez-le; vous toutes, ses armées, louez-le. Louez-le, Soleil et Lune; et vous toutes, étoiles qui jetez de la lumière, louez-le »
C’est à une époque voisine de celle où les œuvres d’Orientius furent composées, tout au moins après l’an 4i2 et avant l’an 45 1, que Cassien fit paraître ses ouvrages, principalement destinés à l’instruction et à l’édification des moines. Si Joannes Cassianus n’était pas Gallo-Romain de naissance — on ignore sa patrie ^' — c’est dans le Midi de la Gaule et pour des Gallo-Romains qu’il a écrit. Après avoir reçu son éducation religieuse dans un cloîti’e de Rethléem, il partit, en Sgo, pour l’Égypte, où il passa dix années dans la fréquentation des anachorètes. De 4oo à 4o5, il réside à Constantinople, où il s’attache à saint Jean Chrysostome; puis, il se rend à Rome. En 4i5, il fonde à Marseille deux cloîtres, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes. En 43o, il publie sept livres de polémique écrits pour réfuter l’hérésie de Nestorius^. Dans sa notice sur Cassien, Gennade rapporte que l’auteur ne survécut pas longtemps à l’achèvement de ces livres'^