‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 67 sur 151 · Én , 111, V. 5i5 et suiv · texte numérisé non relu

Én , 111, V. 5i5 et suiv

HIBLIOTHÈQUE DES L'INIVERSJTÉS DU MIDI

le signe et le présage de ces phénomènes de l’atmosphère que leur origine et leur cause efficiente*.

On trouve, peut-être, dans les vers de V Ilinerariam on il est question des marées, un souvenir plus net de la croyance stoïcienne suivant laquelle l’Océan alimente au moyen de ses eaux qu’ils y pompent le Soleil et les astres : « L’Océan se répand au milieu des terres quand ses tlots qui débordent inondent les campagnes pour les abandonner ensuite, soit que, refluant d’un autre monde, il se heurte contre le nôtre, soit qu’il alimente de ses eaux (sidéra pascit aquis) les astres aux feux étincelants »

Rutilius mentionne deux causes possibles des marées : soit que l’Océan repoussé d’un autre monde, c’est-^-dire de la Lune, vienne se heurter contre le nôtre, la terre; soit que le Soleil et les astres aspirent les eaux de l’Océan. C’est le sentiment commun des anciens philosophes, des stoïciens surtout, que le

Soleil et les astres s’abreuvent des eaux de la mer. « Il est

probable, dit Cicéron, que les astres s’alimentent de l’humidité marine et terrestre vaporisée dans le long trajet qu’elle accomplit pour parvenir au ciel^. » Le neveu et l’élève du stoïcien Sénèque, Lucain, admet que les marées peuvent être provoquées par la Soleil qui, pour boire les ondes nourricières, soulève l’Océan et fait monter les flots jusqu’aux astres^. Dans la Pharsale, Achorée, le savant prêtre d’Isis, déclare à César que la sagesse égyptienne est persuadée que le Soleil et le ciel tirent de l’Océan leur nourriture

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