C. D., VU, 3 — Juno lAina Regina
C. /. L., VI, 3233) ; entre le domicile de Saturne {'^) et décembre, le mois des Saturnalia. Enfin, il y a antithèse symétrique entre les six premiers mois à éponymes divins {Februarius est liturgique) et les six derniers, simplement numérotés jusqu’au temps de César. Tout cela — et bien d’autres affinités de détail (v. g. entre Janus Consevius et Saturnus, entre le Capricorne, signe final, et Vesta, antithèse de Janus, exlrema.Cic., Nat. Deor.,M,
27, 67) — me suggère l’idée que le calendrier romain a pu être remanié sous l’intluence des idées astrologiques. Le commencement de l’année civile aurait été reporté de mars en janvier et le nom tout neuf de Januarius substitué à un nom ordinal comme Undecimber, pour aboutir à une ordonnance censée « naturelle » et d’accord, par surcroît, avec les tradilions de la Saturnia lellus. Le remaniement aurait été opéré par les pontifes après la lex Acilia de intercalatione (191 a. Chr.) et donné comme un retour aux instructions de Numa, les pontifes étant dupes ou complices de la supercherie qui fit découvrir (en 181 a. Chr.) des livres grecs et latins dans le tombeau de Numa. Ces livres, au nombre de sept (Liv. XL, 29. Lactant., Inst. Div., 1, 22; Piso ap. Plin., XIII, § 87) ou de douze (Val. Antias ap. Plin., ibid.; Plut., Numa, 22) pour chaque langue, traitaient, les latins, du droit pontifical (dont faisait partie la gérance du calendrier), les grecs, de philosophie pytha-
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