‹ L'astrologie grecqueChapitre 100 sur 360 · MC · texte numérisé non relu

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I. L’extravagance consiste à confondre la présence réelle d'un astre avec son domicile, et à supposer que la plancte, se déplaçant d un domicile <1 l'autre, se « conjoint » par aspect diamétral, trigone, quadrat, avec le Soleil ou la Lune supposés immobiles. Par exemple, Saturne dans le Capricorne est associé à la Lune par le diamètre : mais, quand il a passé dans le Verseau (second domicile), il s’associe de même avec le Soleil (qui l’a sans doute attendu dans le Taureau). Quant â la transmission du prhtcipctiiis temporum (= ypovoxpavopta) d’une planète à l’autre par mariage avec la Lune, elle est vraiment curieuse, et Finnicus enfle la voix pour la faire valoir : Lihet Haque. divinae islitis composif.ionis explicare commenta, ut conjuncturae isliufi axtmivahilis ratio maf/isterii studio pandatur . 111, 1, 10). Les planètes arrivent l’une après l'autre, dans Tordre descendant, en commençant par Saturne, et par Tetfet de leur mouvement propre, à s'unir (se conjuuffere) à la Lune, ce qui leur donne la « principauté » (comme jadis les Pharaons parvenus se légitimaient en épousant des princesses royales). Et voilà pourquoi l'histoire du monde a commencé par le règne de Saturne et doit finir au règne de Mercure, Tàgc de la « malice ». Quid hac potest inveniri dispositione suhtilius? (111, 1, U). Cela est subtil, en effet, et le conjiKjium de la Lune et de Vénus est subtilement escamoté par l’expression : post Martem domiuandi Venus tempus accepit (111, 1, 13).

partageaient les dix autres domiciles et en avaient par conséquent deux chacune, l’un du côté solaire, l’autre du côté lunaire. Ici, la logique était quelque peu violentée, car, à part l’androgyne Mercure, les planètes avaient leur aipsa-.c; bien tranchée, et on ne voit pas pourquoi, étant pourvues d’un domicile du côté de leur chef de file, elles en ont un encore du côté adverse h Mais, si la logique n’était pas satisfaite, le goût de la symétrie l’était amplement.

Le grave Ptolémée s’est chargé de trouver des motifs raisonnables à un système qu’il n’avait pas inventé, mais qu'il voulait

domicii.es et planètes domiciliées (AïpEüiç lunaire ou nocturne)

DOMICILES ET PLANÈTES DOMICILIÉES (Aïpeaiî solaire ou diurne)

Fig. 24. Los domiciles (oixot) plaiiélairos.

nu

rendre plausible à ses propres yeux. Comme les péripaléticiens niaient que le monde eût jamais eu un commencement, il se garde bien de recourir au « thème du monde » ; mais il conserve l’ordonnance traditionnelle qui, du Lion au Capricorne, étage les

1. On est étonné de rencontrer dans le Papyrus CX du Britisli Muséum le Sagittaire appelé oIxo<; laitepla Atôç (lig. 24). On dirait que le rédacteur avait sous les yeux une figure analogue au schéma ci-dessus et plaçait, comme nous le ferions par habitude, l’occident à droite. Or, émÉpto; est presque synonyme de vuxxEpivôi; ou de ff£)vT|Vtaxô;, ce qui intervertirait la classification. ’EaTïspla otxo; veut dire sans doute que, par rapport au Soleil supposé dans le Lion, le Sagittaire se couche après (lj7:épio;), tandis que l’autre domicile, les Poissons, se lève avant (éwoî).

LES DOMICILES PLANÉTAIRES

six domiciles diurnes. La même disposition, répétée du Cancer au Verseau, donne les six domiciles nocturnes, comme on le voit

dans la figure ci-dessus (fig. 24) .

Ptolémée trouve tout à fait naturel que les planètes soient rangées dans l’ordre de leurs distances au Soleil et à la Lune *, et

I. ’Axo).oû0wî Tatî Twv x’.vfiïswv aû-cwv xal Tat; tüv cpûaswv îoioxporiai;

(Tetrab., 1, 18). Cf. prout ratio siderum sequitur (Serv., Georg., I, 33). Ptolémée né juge pas à propos de rappeler que, comme astronome, il suit l’ordre « chaldéen » ; C ^ 9 O d* 1)) est incompatible avec l’ordonnance des domiciles. Il est intéressant de remarquer que si l’on superpose les orbites planétaires dans l’ordre indiqué (voy. üg. 24 bis) et si l’on aligne les signes domiciles sur un diamètre transversal, on obtient une série qui commence par le Verseau, exactement comme l’année civile des Romains. De plus, il^ y a des affinités évidentes (dont quelques-unes déjà signalées par Macrobe, Sat.,

I, 12, 10 sqq., avec référence expresse à la théorie des domiciles) entre le domicile (ri et le mois de Mars; entre le domicile ('cf) de Vénus et Avril; entre le domicile de Mercure (H) et Maius; entre le domicile de la Lune et Juin (de Juno ou Diuno = Diana, la Lucina ou Juno lunaire, laquelle confort fluorés menslruos. Aug.,

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