‹ L'astrologie grecqueChapitre 113 sur 360 · II. — Les Décans · texte numérisé non relu

II. — Les Décans

Ptolémée n’a pas réussi davantage à discréditer un certain nombre de combinaisons qu’il juge ineptes, futiles, sans raison « physique » Parmi les systèmes qu’il comprend dans une fin de non-recevoir générale, sans leur faire l’honneur de les nommer, il en est un qui non seulement a survécu à ses dédains, mais s est développé à la façon d’une théorie autonome et a fini par former une sorte d’excroissance parasite sur le tronc de l’astrologie classique. Il s’agit de l’association, ou, pour mieux dire, de la substitution des 36 décans aux 12 signes du Zodiaque. Ici, nous n’avons plus affaire à des tracés géométriques, à des fantaisies de

1. Les opia de Ptolcinée ne se rencontrent plus après lui que chez Iléphestion de Thèbes (1, 1), qui, à chaque signe, cite d’abord les vers de Dorothée, annoncés par la formule Tà oè opta o'jtw;, et donne ensuite l’ènuniération xaià 5è nToXî|j.aîov. Albohazen Ilaly (1, 5, p. 15, ed. Basil. 1571) constate qu’il y a grande discorde au sujet des opta entre les « sages anciens », et cinq opinions ; celle des Égyptiens, celle de Ptolémée, celle des Babyloniens, celle des Indiens et celle des Attarathyh (?); mais que la majorité se rallie aux Égyptiens, Ptolémée étant peu suivi et les autres opinions étant délaissées. On retrouvera sans doute les opta indiens dans « plusieurs systèmes de visites attribuées aux planètes » sur lesquels les Brahmes sont en désaccord (F. Guérin, Astron. indienne, p. 80).

Page 1