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LES POINTS CARDINAUX OU CENTRES

phriiid - imum caelum, en abréviation IMG.). Ils sont déterminés par la rencontre du plan du Zodiaque avec le plan de l’horizon et celui du méridien ’ .

Avant d’expliquer la vertu des centres et les qualités spécifiques emmagasinées dans les douze cases ou « lieux » (toTiot loci) dont ils forment comme la charpente, il faut faire une excursion dans le domaine de la géométrie, domaine commun aux astrologues et aux astronomes, afin de poser le problème qui a tourmenté plus que nul autre les astrologues capables de le comprendre, et fait plus que nul autre pour discréditer les praticiens de carrefour au profit des vrais « mathématiciens » : le problème des ascensions (àvacpopaf) des signes du Zodiaque, dont la solution règle la position des centres et des lieux par rapport aux degrés du Zodiaque.

Les premiers astrologues, et ceux qui, plus lard, s’étaient arrêtés au même degré d’instruction, considéraient le Zodiaque comme un cercle qu’il suffit de partager en quatre quadrants égaux pour avoir les positions de l’horoscope et de l’occident ou points d’intersection avec l’horizon, de la culmination supérieure et inférieure ou points d’intersection avec le méridien. Mais ceux qui étaient capables de mettre quelque précision dans leurs mesures et avaient une teinture de géométrie s’aperçurent que le Zodiaque, tournant autour d’un axe oblique à son plan, n’était presque jamais divisé en quadrants égaux par l’horizon et le méridien Ils s’aperçurent en même temps — et c’est par là

1. Ne pas confondre le MC. avec le zénith (xopiiç-fi), qui n’est pas l’intersection du Zodiaque et du méridien, mais la verticale de chaque lieu, comme son antithèse, le nadir — mots d’origine arabe.

Géminus [Isag., S) explique comme quoi le méridien ne divise en parties égales que le tétragone contenant les solstices et équinoxes, au moment où les équinoxes coïncident avec la ligne d’horizon. Pour toute autre position, le Zodiaque est divisé en quadrants inégaux, la différence pouvant aller du simple au double (quadrants de 60 à 120 degrés). Démophile (p. 198) en dit autant, et il rattache à ces différences (p. 197) la classification des signes en i:poTTicrTovra(qui agrandissent le quadrant oriental) et é iraxo éo vta (qui agrandissent le quadiant occidental). Ct. ci-dessus, p. 163, 2. Dans le papyrus btobart (fi/uL Mus., XCVIII recto), œuvre d’un Égyptien savant, llOR. est en p 23» (lig. 42) ct MC. en T 10“ 30' (lig. 47), le quadrant oriental valant 104“ 30'. Dans le thème d’Anuhion {Notices et Extr., XVlll, 2, n» 19=BriC Mus., CX, hg. 23-30), Il OR. est en +->■ 23», MC. en nx 8“, le quadrant oriental étant de 77“. Dans 1e papyrus CXXX Brit. Mus., IIOR. étant en m 18», MC. est « sur le dos ( Il ion », c est-à-dire a une distance comprise entre 78» et 108» (lig. 163-175).

' anéthon, dans son propre thème degéniture (VI, 738-730), met le .MC. au troisième signe, c’est-à-dire à moins de 90“ de l’horoscope. Dans le thème de Pro-

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