Voy. ci-dessus, p
3. Notices et Extr., p. 65; Tannery, pp. 290-291. Géminus {Isag., 5) daube sur les Éo'yptiens : ils s’obstinaient à croire, suivant lui, que leur année vague faisaU toujours tomber la fête d’Isis à la même époque de l’année solaire, « un comble d’ignorance qu’on ne peut dépasser » (uirspêol.li-/ où% àn:o>.Etiîoua’.v
àyvolac;).
CALCUL DES ASCENSIONS
fameux Pélosiris ait tenu compte des àvaoopaî ' : en tout cas, il a dû être là plus obscur que jamais, et pour cause; car Firmicus, qui le cite si souvent, n’entend rien à la question. Parlant des lieux ou cases du cercle de la géniture, il a soin de noter que les centres sont à 90“ l’un de l’autre; que le premier lieu s’étend du !“'■ au 30“ degré; le second, du 30“ au 60“ ; que le troisième atteint la culmination inférieure à 90“, et ainsi de suite ; et cela, afin « d’éclairer l’obscurité » et prévenir toute confusion ^ 11 a bien entendu parler des àvatpopaî et de leur diversité suivant les climats; mais notre Béotien s’imagine qu’elles marquent « en quelle année chaque signe se lève dans les génitures », c’est-àdire, s'il fallait chercher un sens à ce non-sens, en quelle année de la vie d’un individu né sous un des sept climats recensés par lui se fera sentir l’influence de chaque signe du Zodiaque. C’est pour « éclairer » encore ce recoin obscur qu’il dresse une liste d’àvacpopaî^ Le fameux « thème du monde », ordonné par les Égyptiens » et dont Firmicus mène si grand bruit, prouve péremptoirement l’ignorance de ces législateurs de l’astrologie ; car, plaçant l’horoscope au milieu du Cancer, ils n’avaient pas manqué de mettre la culmination supérieure au juste milieu du Bélier *. Enfin, Firmicus proteste à sa façon — sans le savoir probablement — contre les gens qui dérangent à tout propos la position des centres, en révélant un secret que Pétosiris lui-
1. Au dire de Vettius Valens (ap. Riess, Necheps. frar/m., p. 334), le roi Néchepsü toü Ttpwxou xXijxaTO; [xôvac; xà; àvatpopàî èôt.Xwctsv. Ces avasopai du premier climat (voy. le tableau ci-après, p. 269) sont celles calculées par Hypsiclès. L’auteur du papyrus Drit. Mus., n“ XCVllI a soin d'avertir qu'il a déterudné l'horoscope 6i’ oTifiv xt,v àvaXoyîav sa xoü àva'.popiaoü irpôç x'),E'.}/û5pav (lig. 40-41).
2. Firmic., H, 15 {De cardinibus rienilurarum) et 19 {De duodecim locorum potestatibus). 11 sait pourtant, ou plutôt il a lu quelque part, que le MC. se trouve parfois au XP lieu, c’est-à-dire à moins de 60® de l’horoscope. In hoc medium caelum frequenler parliliter invenilur (11, 19, 12 Kroll). Mais les idées ne se lient pas dans son esprit.
3. Debemus ostendere quota anno unumquodque signum in genituris oriatur. Suit une liste de chifl'res ordinau.x appliqués aux années (Firmic., II, 11 Kroll). Pruckner (II, 13) avait corrigé à sa façon ce tableau, qui fourmille d’erreurs. Les climats s’y succèdent dans l’ordre : Alexandrie, Babylone, Rhodes, llellespont, Athènes, Ancône, Rome. Les ascensions sont supposées égales in climate primo algue in climate secundo. En fait, il n’y a pas de « chrouocratories » à chercher dans ce texte. Firmicus a entendu dire que, dans le calcul de la durée de la vie, les degrés d’ascension comptent pour autant d'années. Il a mêlé ces deux idées et en a fait ce que j'appelle, au risque d'offenser Saumaisc du même coup (ci-après, p. 266, 1 et ch. xii), un non-sens.