‹ L'astrologie grecqueChapitre 186 sur 360 · Manil · texte numérisé non relu

Manil

3. Toutes ne sont pas commodes à indiquer. Cf. le Scorpion laboureur (cidessus, p. 143, 2); ici, i~' àpÔTpo) TfïlSwv. Le Sagittaire remplace parfois le Scorpion, par un symbolisme analogue [Cupidinis arciis). Le scoliaste d'Aratus (v. 544) trouve ces assimilations très satisfaisantes : il est convaincu que le choix a été fait par les « Égyptiens » xavà àvakoyîav tüv jxsXwv. A coup sur, leur canon ne doit rien à celui de Polyclète. Le lot de la Vierge a quelque peu scandalisé, surtout dans ses variantes : Quid enim pufinacius dici posset quant testes et pudenda Virqini assiqnari, ut Alchabitius?, dit l’auteur de \d. Marqarita philosophica (VII, 18).

usage ; à savoir, que la présence d’une planète malfaisante dans un des signes au moment de la naissance entraîne la mutilation du membre correspondant. Le même tableau se retrouve ailleurs, avec des tentatives de remaniement, mais protégé contre les déformations par sa structure môme, qui ne laisse guère de place à la fantaisie *. Lamélothésie par décans (la môme avec subdivisions ternaires), probablement mise en vogue par le célèbre « Néchepso », était connue de Celse et attribuée par lui aux Égyptiens. « Selon eux », dit-il, « trente-six génies ou dieux de « l’air — on en compte quelquefois plus encore — se sont par- « tagé le corps de l’homme en trente-six parties. Chacun d’eux a « été désigné pour veiller sur une de ces parties. Ils savent les « noms de ces dieux dans la langue du pays »

C’est sur la mélothésie planétaire que se rejetèrent les novateurs incommodés par la géométrie rigide du Zodiaque. Là ils avaient affaire à une série « naturelle » sans doute mais plus

1. Firmic. II, 24 Kroll. La mélothésie mêlée d’autres considérations dans le

Firmicus de Pruckner (11, 12) est une interpolation, éliminée dans les éditions récentes. Voy. de plus Paul. Alex., A-B 2. Dcmophil. ap. Porphyr., p. 198. Celui-ci note les variantes /cax’ Èvtoui;, par exemple, les flancs (irkeupai) attribués au Cancer à la place du Lion. La mélothésie zodiacale était encore telle au temps de saint Augustin : ipsum corpus noslrum secundum XII signa composilum adslruunt Mathematici, constiluentes in capile Arielem... ad plantas îisque, quas Piscibus iribuunt (Augustin., De Haeres., 10). Dans le ms. 2419 de la Bibl. Nat. se trouve en frontispice une figure humaine entourée des XII signes du Zodiaque, disposés en deux séries alternantes de six signes chacune : l’une, du Bélier aux Poissons sur le demi-cercle de droite, l’autre, du Taureau aux Poissons sur le demi-cercle de gauche (cf. la description de M. Berthelot, Introd., p. 205). Les figures, accoutrées à la mode du xv« siecle, sont quelconques, sans proportion avec la grandeur relative des signes. Cf. la figure donnée au livre VU, 2, 1 de la Margarita philosophica de Greg. Reisch (Argentor., 1504). Le gnostique Marcus avait eu l’idée originale d’appeler ce spécimen anatomique la « Vérité » et de disposer à l’entour les lettres de l’alphabet en deux séries de douze lettres, l’une descendante, 1 autre montante. La tête correspondait ainsi à l’A et à l'ti, ce qui étafi évidemment la raison d’être du système {Philosophinn., VI, 5, 45, p. 314 Cruice). Les "

lianistes remplaçaient les signes du Zodiaque par les Xll Patriarches d Israe (Concil. Brag., Can. X). Enfin, les Xll « lieux » ou maisons du ciel pouvaient être substitués aux signes, la première maison correspondant a la tete et la douzième aux pieds. C’est le système préféré des Arabes.

2. Ori^en., Contra Cels., Vlll, 58, trad. Auhé (texte visé ci-dessus, p. -29, Voy. Ia° mélothésie par décans de la Tspà pi6Xo; hermétique (ci-dessus, p 316 4) précédée d’une mélothésie sommaire par signes.

'3. Le Trismégiste (ap. Ideler, p. 387), qui réclame l’honneur de l’invention, appelle sa science CirripÉTiv xf.ç «ûaswç- yàp xa'jxT|v auyxpoTSLv tt,

cpûffst. Pas d’objection i(ui tienne devant cet àvayxïi yip.

MÉLOTHÉSIE PLANÉTAIRE

complaisante, et à des altinilés électives plus intelligibles. Ils pouvaient même s’atlranchir, si bon leur semblait, de l’ordre des distances et s en tenir aux affinités électives ; mais le comble de l’art était de combiner les deux genres de rapports.

Ptolémée ne la pas essayé, ou n’y a pas réussi K II suit, à regret sans doute et laute de mieux, un système fabriqué par de véiitables assembleurs de nuages 5 il le mentionne brièvement, sans même ajouter çà et là quelques motifs de classification, que nous suggérerons à sa place, de compte à demi avec son scoliaste. Saturne a l’oreille droite, — l’autre étant réservée à Mars — la vessie, la rate, les phlegmes et les os; c’est-à-dire tout ce qui est humide ou dur, avec mélange de froid. Jupiter gouverne le sens du toucher, le poumon, les artères et le sperme; c’est-à-dire tout ce qui est tempéré et surtout « pneumatique », la planète étant venteuse par excellence Mars a l’oreille gauche comme collaborateur de Saturne en œuvres mauvaises, et, en propre, les reins, les veines et les testicules, sources de chaleur et de passion. Le Soleil, œil du monde, a pour lui les yeux, le cerveau, le cœur, les nerfs, et, d’une manière générale, le côté droit, correspondant à 1 hémisphère des « domiciles » diurnes. Il régit les organes « hégémoniques » L Vénus a l’odorat, les parfums étant aiguillon d amour ; le foie, siège de l’enthousiasme prophétique pour lequel la femme a une réceptivité particulière ; tes chairs, qui font la beauté. Mercure a empire sur la raison, sur la langue, comme dieu de la science et de l’éloquence ; comme planète à mouvement rapide, il régit la bile paraflinité, et « le siège », sans doute par logique hégélienne, en vertu de l’identité des con-

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