‹ L'astrologie grecqueChapitre 191 sur 360 · Macetum tellus, quae vicerat orbem (IV · texte numérisé non relu

Macetum tellus, quae vicerat orbem (IV

2. C’est là une de ces flatteries éhontées — celle-ci maladroite, par surcroît — qui sentent le poète peureux ou famélique : Est Rhodos, hospitium recturi principis orbem, \ Tiimque domus vere Solis, cui Iota sacrata est, \ Qiiiim caperet lumen magni sub Caesare mundi (IV, 764-766).

3. Pour Étienne d’Alexandrie (p. 22“ Usener), Zuydç n’est plus une balance, mais un joug de servitude. Songe-t-il à Rome conquérante ou à Rome asservie? L’idée de « balance » ou équilibre physique et moral dans la nature italienne était devenue familière à d’autres qu’aux astrologues. Vitruve trouve les septentrionaux braves, mais stupides ; les méridionaux déliés, mais poltrons. L’Italie réunit les qualités du Nord et du Midi : narnque lemperalissimae ad ulramque partem, et corporum membris animorumque vigoribus, pro fortitudine sunt in Ualia gentes — ilaque [Ilalia) consiliis refringit barbarorum virtuLes, forti manu meridianorum cogilaliones : l’Italie, non la Grèce, encore trop méridionale (VI, 1, II. Cf. 6). On n’est bien loué que par soimême.

4. Le vers : Tirrhenas lacrimis radiatus Scorpius arces (ms. G) devient, sous la plume de Fr. .lacob ; El Zmyrnes lacrimis radiatifes Cyprios arces (IV, 780). Mieux vaudrait l’élaguer, comme fait Scaliger (p. 326). K. Rossberg substitue à Tirrhenas iarces) les {rura) Cyrenes avec les « larmes « du laser Cyrenaicum et acer remplaçant arces. De même, Th. Breiter, qui substitue armis à arces {Jahrb. f. kl. PItilol., 1889, pp. 832-855).

ciiohoCtHAphie zodiacale

classique des archers? Avec la légende Cretoise de Minos et de Dédale — de Dédale poursuivi jusqu’en Trinacrie — on atteint la Sicile, qui obéit aussi au Sagittaire, ainsi que sa voisine, la Grande-Grèce.

Le Capricorne, composé amphibie, domine tous les rivages alternativement baignés et délaissés par le flot des marées *, l’Espagne, la Gaule, la Germanie.

Le Verseau règne sur les pays aquatiques ou maritimes, la Phénicie, la Cilicie, la Basse-Égypte ^

Enfin, les Poissons, ayant pour berceau l’Euphrate, gouvernent tous les alentours, Babylone, Suse, Bactres, les riverains du Tigre et de la Mer Rouge.

Nous ignorons dans quelle mesure Manilius est responsable de l’arrangement qu’il expose ou des raisons qui le motivent. Ce qui est certain, c’est qu’il a cru appliquer les règles d’une saine logique en jugeant de la cause par l’efl'et, en cherchant des ressemblances entre les protégés et les patrons. D’autres, usant de la même logique, arrivaient à des résultats très dillerents. Dorothée de Sidon, un docteur dont l’autorité balançait celle de Ptolémée, avait ses raisons, que nous essayerons de deviner, pour répartir tout autrement les domaines terrestres des signes. Celui-là paraît avoir voulu combiner les afiinités du tempérament avec la position des contrées sur la carte, c’est-à-dire dérouler le Zodiaque sur la surface de la terre, d’Orient en Occident, sauf à expliquer par le tempérament les exceptions faites à la règle de position

Dorothée prend son point de départ au berceau de l’astrologie, dont la primauté est affirmée par celle du Bélier, signe initial de l’année chaldéenne. A la Babylonie s’ajoute, en vertu sans doute de la longitude, l’Arabie. Une partie de l’Arabie revient au laureau, qui possède en outre la Médie et l’Égypte, celle-ci à cause des taureaux Apis et Mnévis, celle-là peut-être à cause des chapiteaux taurocéphales de l’architecture médo-perse. La règle de position nous entraîne vers la Cappadoce, la Perrhébie (?), la

Page 1